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Culture

Marseille vue du ciel : le regard spectaculaire du photographe Roland Grunchec sur la cité phocéenne

3min

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Par Gilles Fenech01/10/2026 à 11:03

À l’occasion de la sortie de l’ouvrage Marseille vue du ciel, le photographe Roland Grunchec était l’invité de Maritima Radio. Alliant prises de vue aériennes saisissantes et récits signés par la journaliste marseillaise Caroline Guiol, ce livre invite à redécouvrir la ville sous un tout autre angle, entre monuments emblématiques, secrets d'urbanisme et pépites méconnues.

 

Redécouvrir un « Marseille secret » depuis les airs

Redécouvrir une métropole que l'on pense connaître par cœur constitue tout l'enjeu de ce projet littéraire et photographique. Interrogé sur ce qui frappe le plus lorsque l’on contemple la cité phocéenne depuis le ciel, Roland Grunchec souligne la richesse culturelle et géographique de la ville :  « Ce qui frappe au départ quand on regarde Marseille vue du ciel, c'est évidemment sa beauté, son étendue, tous les recoins, les trésors de Marseille. [...] On passe dans certaines rues, mais c'est vrai que vu au-dessus, on découvre vraiment des pépites et un petit Marseille secret en fait, et c'est ça qu'on a voulu dévoiler aussi dans le livre, en profitant d'être en altitude pour montrer tout ça. » 

 

 

Pourquoi des prises de vue en hélicoptère plutôt qu'en drone ?

Pour réaliser ces clichés aériens vertigineux, l'équipe a dû faire face à des contraintes techniques et réglementaires strictes : « On a fait toutes ces photos, effectivement on était obligé d'utiliser la perspective de l'hélicoptère pour avoir une vue assez haute de la ville, parce que l'idée c'était bien de montrer l'étendue de Marseille. Faut jamais oublier que dans un Marseille, on peut mettre deux Paris ! Et je dis pas ça du tout par chauvinisme, mais c'est une réalité géographique. »

Le photographe rappelle ainsi les règles de survol en zone urbaine : « Pour pouvoir survoler aussi les endroits où il y a du public notamment, ou des voitures qui circulent, toutes les voies de communication, on ne peut pas les survoler en drone. Donc l'hélicoptère était vraiment l'outil le plus adapté pour montrer ce qu'on voulait faire. » 

 

 

120 clichés retenus et la magie des lumières marseillaises

Parmi la foule de détails perceptibles uniquement depuis les airs, le livre capture aussi bien la topographie du port de l'Escalette, le marché de la Belle de Mai, l'Hôpital Nord ou encore le Stade Vélodrome et la piscine du Cercle des Nageurs. Sélectionner les images n'a pas été sans difficultés : « Dilemme total ! Vous imaginez bien qu'on a utilisé seulement 120 photos pour représenter Marseille... Déjà 120 photos pour 111 quartiers, c'était compliqué ! [...] On a choisi les spots que les Marseillais connaissent et s'approprient, et après on est allé voir un petit peu à côté. Mais pour tout vous dire, on aurait largement de la place pour un tome 2, un tome 3 ou un tome 5 tellement il y a de choses à voir à Marseille ! » 

La captation de la fameuse lumière méditerranéenne a également exigé une attention constante lors des vols : « C'est une partie de cache-cache avec cette lumière, parce que pour voler et décoller — puisqu'on décolle du Castellet, on est vraiment pas loin —, le premier indicateur, c'était la qualité de la lumière, que ce soit le matin ou en fin de journée. Le but du jeu, c'était de restituer les lumières que l'on connaît quand on se balade sur le Vieux-Port ou sur les hauteurs. »

 

 

La verdure regagne du terrain et le cœur des supporters

Si Marseille est parfois perçue comme une ville très minérale, l'observation aérienne révèle un aspect végétal souvent insoupçonné : « Il y a plein de petits écrins de nature dans Marseille. Si on ne le voit pas du dessus, on n'imagine pas, mais il y a des jardins, des grandes cours, des terrains incroyables... On voit que la nature est en train de revenir en ville, et c'est plutôt positif. »

Interrogé sur la photo qui lui tient le plus à cœur, l'ancien photographe du club phocéen évoque sans hésiter le temple du football local : « J'ai collaboré avec l'Olympique de Marseille pendant 10 ans, 10 saisons... Donc bien sûr que cette vue verticale du stade, il y a clairement de l'affection, je ne vais pas m'en cacher ! »

Le photographe cite également un cliché spectaculaire pris à 1 700 mètres d'altitude, au-dessus du Vieux-Port, nécessitant de se pencher face au vide depuis la carlingue de l'hélicoptère.

 

Lancement officiel du livre aux Arcenaulx

Déjà disponible en librairie et en ligne, l'ouvrage fait l'objet d'un lancement officiel ouvert au public ce jeudi 1er octobre à 18 h à la librairie Les Arcenaulx (Jeanne Laffitte), située sur le Cours Estienne d'Orves à Marseille. L'occasion de rencontrer les auteurs et d'échanger autour de cette plongée aérienne au cœur de la cité.

 

crédit photos Marseille vu du ciel

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