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Culture
« On a transformé Maritima en bureau de l’AFP » : Gérard Jugnot raconte son tournage martégal pour "Mauvaise pioche"3min
Par Maritima 31/03/2026 à 18:31
Pour son 13e long-métrage, Gérard Jugnot s’inspire de l’incroyable méprise de 2019, où un retraité fut pris pour Xavier Dupont de Ligonnès. Entre les plateaux de Martigues et le village de Gréasque, le "Bronzé" de toujours nous livre une réflexion humaine sur la rumeur. Rencontre avec un cinéaste passionné qui ne jure que par « l'humain » face aux algorithmes.
Dans Mauvaise pioche, Gérard Jugnot incarne Serge Martin, un retraité ordinaire dont la vie explose en plein vol lorsqu'il est confondu avec "Durand de Solilès", le criminel le plus traqué du pays. Un scénario qui résonne avec l'actualité et qui a immédiatement séduit le public lors de l'avant-première à Martigues.
Provence Studios : « Un outil de travail formidable »
Pour ce film, Gérard Jugnot n'a pas choisi le Sud par simple plaisir du soleil. Il est venu y chercher des infrastructures de pointe. « On a pu tourner dans les studios de Martigues qui sont vraiment intéressants », confie-t-il au micro de Maritima. « On a transformé cet endroit en bureau de l’AFP ! » s’amuse-t-il au micro de Jeff, évoquant les scènes tournées dans nos propres locaux.
Cinéaste de la "vieille école" mais toujours à la page, il rappelle que la magie du cinéma repose sur un travail de l’ombre colossal : « Pour 40 secondes à l’écran, c’est parfois plus d’une demi-journée de tournage. On tourne 40 jours pour faire 1h30 de film. »
L'humain plutôt que l'IA
Interrogé sur l'évolution du métier et l'arrivée de l'intelligence artificielle, l'acteur-réalisateur se montre lucide et protecteur de son art. « L'IA, c’est bluffant, mais c'est génératif, pas productif. C’est pompé à droite à gauche, c’est du "sample". L’important, c'est ce qu’on raconte. Les films qui restent, ce sont des histoires, des acteurs, de l’humain. Des choses qui vous touchent. »
Pour lui, le scénario reste la clé de voûte : « On peut écrire un formidable scénario avec un crayon ou un stylo. L'IA aura du mal avec l'humour, comme pour le cirque ou le théâtre. »
Le verdict des spectateurs : « On rit, mais pas que »
À la sortie de l'avant-première martégale, l'émotion était au rendez-vous. Si le casting cinq étoiles (Lhermitte, Lacheau, Laroque) promettait des éclats de rire, c'est la profondeur du sujet qui a surpris les spectateurs.
« Ce qui m’a plu, c’est le côté humain. Il va chercher la psychose du personnage, le traumatisme, et il fait ça tout en étant drôle. C'est bouleversant », témoigne un spectateur conquis. Une autre ajoute : « C’est très actuel dans sa façon de traiter notre rapport aux médias et au surplus d’informations. » L'alchimie entre Jugnot et Claudia Tagbo (également citée par le public pour sa performance) semble avoir opéré au-delà des espérances.
Une comédie de "famille"
Mauvaise pioche marque aussi les retrouvailles de Jugnot avec son complice du Splendid, Thierry Lhermitte. Une ambiance de troupe que les Martégaux ont ressentie : « Tout a été tourné à peu près par ici, il y avait le directeur des studios, des figurants locaux... C’était super convivial et familial », s'est réjouie une spectatrice lors de l'avant-première.
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