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Micro-entrepreneurs : l'échéance fiscale du 30 septembre à ne pas rater pour vos impôts2min
Par Camille Rive24/09/2026 à 12:00
C’est une date que peu d’indépendants ont en tête, et pourtant elle peut coûter très cher. Le 30 septembre prochain est la date limite pour modifier votre option de paiement de l’impôt sur le revenu en micro-entreprise. Invitée sur Maritima, Amélie Richard, coach finance, alerte sur les risques de redressement et livre ses conseils pour optimiser votre fiscalité.
Si vous êtes en micro-entreprise, vous avez peut-être opté pour le versement libératoire. Ce système permet de payer votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales à l’URSSAF (un pourcentage fixe de votre chiffre d’affaires). Mais attention : cette option n'est pas automatique et, surtout, elle est soumise à des conditions de revenus très strictes.
1. Le risque : un redressement fiscal à cinq chiffres
Amélie Richard tire la sonnette d’alarme après avoir vu passer le témoignage d'une entrepreneuse ayant subi un redressement de 16 000 euros.
"Cela n’arrive pas qu’aux autres", prévient-elle. Le problème ? Ni l’URSSAF ni les impôts ne vous préviennent si vous dépassez les seuils autorisés pour bénéficier du versement libératoire. Si vous continuez à payer ce forfait alors que vous n'y avez plus droit, l'administration peut vous réclamer l'arriéré d'impôt classique sur plusieurs années.
2. Le calcul indispensable : le seuil des 29 375 €
Pour savoir si vous avez toujours droit à cette option (ou si vous devriez la demander pour 2025), vous devez vous munir de votre dernier avis d'imposition.
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Regardez votre Revenu Fiscal de Référence (RFR) : Il se trouve en bas de la première page.
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Divisez-le par votre nombre de parts fiscales.
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Le verdict : Si le montant est inférieur à 29 375 € (pour une part), vous êtes éligible au versement libératoire.
Attention : Ce calcul ne prend pas seulement en compte votre activité de micro-entrepreneur, mais l'ensemble des revenus du foyer (conjoint, revenus locatifs, etc.). C'est souvent là que le piège se referme.
3. Le versement libératoire est-il toujours avantageux ?
Être éligible est une chose, mais est-ce vraiment rentable pour vous ? Pas toujours.
Selon votre tranche d'imposition et vos charges, il peut être plus intéressant de rester au régime classique (abattement forfaitaire et paiement lors de la déclaration annuelle).
"Il faut comparer ce que l'on paierait à l'impôt sur le revenu de manière classique et ce que l'on paie en direct à l'URSSAF", explique Amélie Richard. L'objectif est d'aller chercher l'optimisation maximale pour votre trésorerie.
4. Agir avant le 30 septembre
Si vous vous rendez compte que vous dépassez les seuils ou que vous souhaitez changer d'option pour l'année prochaine, vous avez jusqu'au 30 septembre pour faire la démarche auprès de l'URSSAF. Passé cette date, il sera trop tard pour modifier votre situation pour l'année 2025.
Un doute sur vos calculs ?
Pour aider les entrepreneurs de la région à y voir plus clair, Amélie Richard a développé un simulateur précis :
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L’application "Optimic" : Un outil dédié à l'optimisation fiscale des micro-entreprises.
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Retrouvez-la sur Instagram : @businessemoi ou sur son site internet pour accéder à ses outils d'accompagnement.
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