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Création d’entreprise : pourquoi la SASU n’est pas forcément le "bon plan" qu’on imagine ? Les explications de la coach Maritima

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Par Géraldine Ramelot29/01/2026 à 12:00

C'est le statut "star" des entrepreneurs et des start-ups. Pourtant, derrière l'effet de mode de la SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle), se cachent des réalités fiscales et sociales parfois lourdes. Amélie Richard, coach finance, décrypte les pièges à éviter pour Stéphane, un auditeur de Maritima, au micro de Gilles Fenech.

Stéphane souhaite créer son entreprise et, comme beaucoup, on lui a conseillé la SASU. Mais est-ce vraiment le régime le plus avantageux ? Pour Amélie Richard, experte en finance et créatrice de Business et Moi, il est urgent de sortir de l'effet de mode pour regarder les chiffres de plus près.

 

L’effet de mode "Start-up"

La SASU est devenue, après la micro-entreprise, le régime le plus plébiscité en France. « C’est le dérivé de la SA (Société Anonyme), qui était réservée aux grosses entreprises. C’est devenu à la mode avec l’effet start-up », explique Amélie Richard. « Aujourd'hui, avoir une SASU, c’est souvent pour dire "je suis dans le mouvement". »

 

Le piège des dividendes : 30% ou 55% d'impôts ?

L’argument principal des défenseurs de la SASU est souvent la fiscalité des dividendes. Beaucoup d'entrepreneurs choisissent de ne pas se verser de salaire pour privilégier les dividendes, taxés à hauteur de 30 % (la fameuse Flat Tax).

Pourtant, le calcul est souvent biaisé. « Les gens oublient que pour prendre du dividende, il faut qu’auparavant la société paie l’impôt sur les sociétés (IS) », prévient la coach. « Quand on additionne tout, on ne paie pas 30 %, mais entre 45 % et 55 % de prélèvements. » Un chiffre bien plus élevé que ce qu'anticipent de nombreux créateurs d'entreprise.

 

Le risque invisible : la retraite

L'autre revers de la médaille concerne la protection sociale. En ne se versant que des dividendes, l'entrepreneur ne cotise pas pour sa retraite.

« Il faut faire absolument attention à ça », insiste Amélie Richard. « Pour valider ses quatre trimestres de retraite chaque année, il faut se verser au moins 7 000 euros de vraie rémunération. » Sans ce salaire minimum, de nombreux gérants de SASU se retrouvent avec des années "blanches" qui pèseront lourd au moment de quitter la vie active.

 

Le conseil de la coach : « Posez les chiffres ! »

Faut-il pour autant oublier la SASU ? Pas forcément, mais le choix doit être rationnel. Chaque projet est unique et dépend du profil de l'entrepreneur.

  • Comparez les régimes : Ne vous fiez pas aux conseils génériques. Comparez le revenu net réel après impôts et charges entre une SASU, une EURL ou une micro-entreprise.

  • Vérifiez l'option fiscale : Quelle option vous apportera le meilleur revenu final ?

  • Anticipez votre protection sociale : Ne négligez pas vos cotisations retraite et votre prévoyance.

Le mot de la fin d'Amélie Richard : « Avant de vous précipiter, vérifiez en fonction de votre profil. Chaque cas est différent. »

 

 

Pratique :
Retrouvez les conseils d'Amélie Richard sur son compte Instagram : @businessetmoi.
Une question pour nos experts ? Écrivez à la rédaction : coach@maritima.info

Chaque jour sur Radio Maritima, Gilles Fenech reçoit un coach (santé, psycho, finance, juridique...) pour vous aider dans votre quotidien. Retrouvez tous nos articles sur maritima.fr rubrique Les coachs maritima.

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