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Épargne et assurance-vie : 1 Français sur 2 redoute de faire le mauvais choix pour ses placements2min
Par Jean-Michel Darras13/10/2026 à 13:13
Bien qu'elle demeure le placement préféré des Français avec plus de 2 100 milliards d'euros d'encours, l'assurance-vie souffre d'un fort manque de lisibilité. Selon une étude Kantar publiée le 12 octobre 2026 pour le courtier en ligne Basalt, la moitié des épargnants a peur de se tromper, tandis que 62 % des détenteurs jugent les contrats difficiles à comparer.
Derrière le succès populaire de l'assurance-vie, qui compte près de 19 millions de souscripteurs en France, se cache un véritable paradoxe. Une étude réalisée par l'institut Kantar pour le courtier Basalt auprès de 1 000 Français âgés de 35 ans et plus montre que le principal frein à l'investissement n'est pas le manque d'intérêt, mais la difficulté à comprendre et à comparer les offres.
Peur de se tromper et regret patrimonial : les principaux freins
L'opacité ressentie autour des produits financiers nourrit une inquiétude forte chez les Français, particulièrement auprès des profils les moins expérimentés au patrimoine limité :
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Un Français sur deux (50 %) déclare redouter de faire le mauvais choix lorsqu'il investit
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39 % reconnaissent avoir déjà repoussé une décision d'épargne par peur d'une erreur
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60 % estiment avoir laissé leur argent trop longtemps sur des placements peu rémunérateurs, exprimant un regret sur la gestion de leur patrimoine
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Seuls 25 % font pleinement confiance à leur conseiller financier pour défendre leurs intérêts.
Une culture financière jugée insuffisante chez les épargnants
La moitié de la population considère ne pas avoir reçu une éducation financière suffisante. Ce déficit d'information se vérifie directement chez les détenteurs de contrats :
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Frais méconnus : seuls 22 % des souscripteurs connaissent précisément le montant des frais de leur contrat, alors qu'ils impactent directement la performance nette. Les hommes apparaissent globalement mieux informés (76 %) que les femmes (60 %) sur l'ensemble de ces sujets.
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Fonctionnement flou : près de 7 détenteurs sur 10 (70 %) n'ont jamais reçu d'explication claire sur les unités de compte.
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Absence de suivi : plus d'un sur deux ignore précisément les supports dans lesquels son argent est placé, et 48 % n'ont jamais consulté le rendement moyen de leur contrat sur les trois dernières années.
Des contrats difficiles à comparer et un désir de changement
Même si 73 % des détenteurs se disent satisfaits des performances de leur assurance-vie, un tiers affirme qu'il choisirait un autre contrat s'il devait souscrire aujourd'hui (un chiffre qui grimpe à 36 % chez les 50-65 ans).
Pourquoi cette hésitation ? 62 % des détenteurs déclarent qu'il est difficile de comparer les contrats entre eux (68 % chez les plus de 50 ans). De plus, seuls 25 % sont à l'aise pour construire leur allocation d'investissement, avec une nette fracture sociale : 35 % des cadres se disent à l'aise, contre seulement 14 % des employés.
Des objectifs qui évoluent selon l'âge
Si la préparation de la retraite demeure la première motivation globale (70 %), les priorités diffèrent selon les tranches d'âge :
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35-49 ans : financement des études des enfants (31 %), apport personnel (22 %) et achat immobilier (13 %).
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50-65 ans : transmission du patrimoine (52 %) et anticipation de la baisse de revenus à la retraite (25 %).
Idées reçues et blocages chez les non-détenteurs
Du côté des personnes qui ne possèdent pas d'assurance-vie, 31 % expliquent ne pas comprendre son fonctionnement. L'étude montre que les femmes ont été moins accompagnées que les hommes dans leur démarche de souscription (21 % n'ont jamais été accompagnées, contre 12 % des hommes).
De fausses croyances persistent également : 78 % des non-détenteurs pensent à tort que leur argent est bloqué pendant plusieurs années, alors que les retraits restent possibles à tout moment. Plus d'un tiers ignore par ailleurs qu'il est autorisé de détenir plusieurs contrats. « Cette étude montre que le principal défi de l'assurance-vie n'est plus d'expliquer pourquoi il faut épargner, mais de permettre aux Français de comprendre facilement où ils investissent, combien cela leur coûte et si leur contrat est réellement adapté à leurs objectifs », commente Antoine Charbonneau, fondateur de Basalt.
Sondage réalisé en ligne fin juillet 2026 par l’institut Kantar pour le courtier en ligne Basalt, auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes résidant en France et âgées de 35 ans et plus.
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