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Économie

« Sauvons Noël » : l’UPE 13 demande d’ouvrir les commerces tous les dimanches

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Par Norhène Ouerfelli30/10/2026 à 13:46

Face à l'urgence économique qui frappe le centre-ville de Marseille après les violences et les pillages, l’Union pour les Entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13) monte au créneau. L'organisation patronale demande officiellement au Préfet et aux maires du département d'autoriser l'ouverture exceptionnelle des commerces chaque dimanche jusqu'aux fêtes de fin d'année.

À quelques semaines des fêtes de fin d'année, chaque journée compte pour les commerçants du territoire. Déjà lourdement éprouvés par les récents pillages qui ont dévasté des centaines de boutiques marseillaises, les professionnels font face à une brutale baisse de fréquentation. Pour éviter la faillite à l’approche du pic d'activité le plus stratégique de l'année, l’UPE 13 lance l'opération « Sauvons nos commerces, sauvons Noël ! ».

 

« Après l'urgence de réparer, il faut permettre aux entreprises de travailler »

Pour l'organisation patronale présidée par Jean-Christophe Amarantinis, la survie des enseignes de proximité se joue dès maintenant. Les semaines précédant les fêtes représentent traditionnellement la part la plus substantielle du chiffre d’affaires annuel des boutiques indépendantes et franchisées.

Dans le sillage de l’appel lancé par le Gouvernement le 29 octobre visant à faciliter les ouvertures dominicales, l’UPE 13 réclame que les préfets et les maires accordent sans délai ces dérogations aux commerçants volontaires, dans le strict respect de la réglementation sociale. « Ces mesures sont indispensables. Mais après l'urgence de réparer, il faut maintenant permettre aux entreprises de travailler. Nos commerçants ne demandent pas de privilège. Ils demandent de pouvoir travailler. Nous avons demandé des aides pour permettre à nos commerçants de se relever. Aujourd'hui, nous demandons qu'on leur donne les moyens de repartir »,
explique Jean-Christophe Amarantinis, président de l'UPE 13.

Pour que cette réouverture dominicale porte ses fruits, le patronat réclame également des procédures administratives allégées ainsi qu'un renforcement visible et concret de la sécurité dans les artères commerçantes, condition indispensable pour rassurer la clientèle et faire revenir les familles en ville.

 

12 millions d’euros de solidarité et une demande de « zéro reste à charge »

Depuis les dégradations, plusieurs dispositifs de crise ont déjà été déployés sur le terrain bucco-rhodané :

  • Un guichet unique d’urgence : piloté par la Chambre de Commerce et d’Industrie Aix-Marseille-Provence (CCI AMP), avec la présence quotidienne des équipes et des juristes de l’UPE 13 au chevet des commerçants sinistrés.

  • Un fonds territorial de 12 millions d’euros : abondé par la Région Sud, le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, la Métropole Aix-Marseille-Provence et le groupe CMA CGM, garantissant une aide forfaitaire de 10 000 euros par commerce éligible.

  • Un appel direct à l’Élysée : le 26 octobre dernier, Jean-Christophe Amarantinis a officiellement interpellé le Président de la République afin d’obtenir un mécanisme exceptionnel de « zéro reste à charge » pour les victimes des pillages, incluant le remboursement accéléré de la TVA.

 

Appel aux Bouco-Rhôdaniens : « Un centre-ville sans commerces est un centre-ville qui meurt »

Mais pour l’UPE 13, les aides publiques ne remplaceront jamais le retour de l’activité en boutique. Le syndicat patronal en appelle donc directement à la fibre solidaire des habitants des Bouches-du-Rhône pour soutenir leurs artisans et détaillants locaux à l’occasion des achats de Noël. « Chaque journée compte ! Ouvrir les dimanches ne réglera pas tout, mais c'est une mesure immédiate et concrète pour préserver nos entreprises et nos emplois. Sauver Noël, c'est sauver nos commerces et la vie de notre centre-ville. Ouvrir les commerces ne suffira pas si les clients ne reviennent pas. La solidarité a permis de face à l'urgence. La mobilisation de tous doit maintenant permettre la relance », poursuit le président de l'UPE 13.

Et l’organisation de conclure sur un avertissement sans détour : « Un centre-ville sans commerces est un centre-ville qui meurt. Ne laissons pas Marseille perdre ce qui fait sa vie. »


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