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Économie
« Moins de restos, plus de sandwiches » : le paradoxe de l’été touristique en Provence3min
Par Maritima 22/07/2026 à 16:28
Alors que le soleil de juillet cogne sur les Bouches-du-Rhône, quel est le premier bilan de la saison touristique ? Isabelle Brémond, Directrice Générale de Provence Tourisme, livre son analyse au micro de Maritima. Entre le retour en force des internationaux, l’adaptation des locaux face à la canicule et un pouvoir d’achat sous pression, le visage des vacances 2026 se dessine.
Marseille, la Camargue, les Alpilles... Le département des Bouches-du-Rhône reste l’un des cœurs battants du tourisme français. Mais en cette mi-saison, le constat est nuancé : si les lits sont pleins, les assiettes au restaurant le sont parfois moins.
Un tourisme qui s’étire désormais sur toute l’année
Pour Isabelle Brémond, la Provence a réussi son pari de la désaisonnalisation. Le tourisme ne se limite plus aux deux mois d'été, même si cette période reste cruciale. « On a un tourisme pour la Provence et le département qui s’étale presque toute l’année. On a la chance d’avoir à la fois beaucoup d’événements, des villes, mais aussi une nature exceptionnelle. »
Si le début du mois de juillet a été jugé « calme » par les professionnels, à l'image des années précédentes, les indicateurs sont au vert pour la suite : « On voit au niveau des réservations, à partir du 14 juillet jusqu’à la fin du mois d’août, que nous sommes en augmentation par rapport à l’année dernière. »
Le "paradoxe du sandwich" : quand le budget vacances s'ajuste
C’est le point noir de cette saison. Si l'hôtellerie affiche des taux de remplissage records (jusqu'à 95% à Marseille), le secteur de la restauration souffre. En cause ? L'inflation et la hausse des prix des carburants qui obligent les vacanciers à des arbitrages financiers. « Le budget vacances est plus contraint. On a un pouvoir d'achat qui baisse, il y a eu l'augmentation du prix de l'essence. On va plutôt essayer de gérer son budget au plus près : on maintient l’hébergement, mais sur la restauration, on va peut-être plus manger un sandwich entre midi et deux. »
Canicule : les vacanciers vivent désormais "à l'espagnole"
Face aux épisodes de forte chaleur qui touchent la région, les comportements évoluent. La Provence s'adapte et les touristes imitent les locaux en changeant leur rythme de vie. « Ça n'empêche pas les Français et les locaux de rester en Provence, mais on consomme différemment. Entre midi et 17h, on est plutôt au calme, chez soi ou en bord de mer/piscine, et ensuite on va découvrir les manifestations qui sont extrêmement présentes sur le territoire. »
Cette vitalité culturelle, portée par les Rencontres de la Photographie d'Arles ou le Festival d’Aix, permet de maintenir une fréquentation dense malgré le thermomètre qui s'affole.
Américains et Canadiens : le grand retour de la clientèle internationale
Historiquement, le département s'appuie sur une base de 80% de Français et 20% d'étrangers. Cette année marque le retour marqué de nos voisins européens, mais pas seulement.
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Le retour des Européens : Allemands, Belges et Italiens reviennent en force.
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L'attrait nord-américain : « On a un retour des clientèles américaines et canadiennes qui ont un pouvoir d’achat assez important », souligne Isabelle Brémond.
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Le tourisme de proximité : Les Marseillais et les Provençaux eux-mêmes sont les premiers ambassadeurs du territoire, partant en week-end en Camargue ou dans les Alpilles pour « s'évader à deux pas de chez soi ».
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