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École : pourquoi votre enfant répond-il "je ne sais pas" quand vous lui parlez de sa journée ?

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Par Camille Rive23/09/2026 à 12:00

C’est la frustration quotidienne de nombreux parents. À peine la porte de l'école franchie, on brûle de savoir ce qu’a fait notre enfant. Mais à la question "Qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui ?", la réponse est invariablement la même : "Je ne sais pas". Céline, maman d'Arthur, a partagé ce désarroi sur Maritima. Dorothée Bruni, notre coach psy, nous donne les clés pour renouer le dialogue.

 

1. Le problème des repères temporels chez les petits

Pour un enfant, surtout en maternelle, la notion de temps est encore très floue. Entre l'entrée en classe à 8h30 et la sortie à 16h30, une éternité s'est écoulée.

"L'enfant n'a pas forcément de repères temporels", explique Dorothée Bruni. Ce n'est pas qu'il ne veut pas répondre, c'est qu'il vit dans l'instant présent. Sa mémoire à court terme va privilégier ce qu'il vient de faire juste avant que vous n'arriviez (la dernière récréation ou le dernier dessin).

2. Bannissez les questions trop ouvertes

Le piège classique est de poser une question trop vaste. "Comment s'est passée ta journée ?" est un concept trop abstrait pour un jeune enfant. Pour obtenir une réponse, il faut être précis et factuel :

  • Au lieu de : "Qu'est-ce que tu as fait ?"

  • Dites : "Avec qui as-tu joué à la récréation de l'après-midi ?" ou "Qu'est-ce que tu as mangé de rouge à la cantine ?".

En ciblant des moments précis, vous aidez son cerveau à "rembobiner" le film de sa journée.

3. Transformez l'échange en jeu (et participez !)

Pour éviter que le trajet du retour ne ressemble à un interrogatoire de police, ce qui peut angoisser l'enfant et le fermer davantage, Dorothée Bruni suggère de rendre l'exercice ludique.

  • Le jeu du "Top/Flop" : Demandez-lui quelle est la chose qu'il a préférée aujourd'hui et celle qu'il a le moins aimée. L'astuce en plus : Participez vous aussi ! En racontant votre propre "Top/Flop", vous créez un véritable moment de partage.

  • Le support par le dessin ou le jeu : Si la parole est bloquée, proposez-lui de dessiner sa journée ou d'utiliser des figurines (Playmobil ou animaux) pour qu'il vous montre ce qu'il a fait avec ses copains.

4. Attention à votre propre anxiété

Parfois, notre insistance cache une angoisse : nous voulons être sûrs que tout va bien pour lui. Mais attention, l'enfant ressent cette pression. "Si l'enfant entend votre angoisse, cela va encore plus l'angoisser et bloquer sa parole", prévient la coach.

Le conseil du coach : Si votre enfant ne veut vraiment pas parler, laissez tomber et revenez-y plus tard, au moment du bain ou du coucher. Le lâcher-prise est souvent la meilleure façon de faire revenir les confidences.

 

 

Besoin d'un conseil ?
Retrouvez Dorothée Bruni dans son cabinet à Martigues (Jonquières) ou prenez rendez-vous via Doctolib.
Posez vos questions à notre coach par mail : coach@maritima.fr

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