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Scolarité : comment l'anxiété parentale face aux mauvaises notes freine la réussite des enfants2min
Par Camille Rive30/09/2026 à 12:00
Le bulletin approche et la tension monte à la maison ? Si l'inquiétude des parents part souvent d'une bonne intention, elle peut s'avérer contre-productive. Invitée sur Maritima, Dorothée Bruni, coach psychologue à Martigues, nous explique comment la pression des notes transforme la scolarité en une quête de "rentabilité" au détriment de l'apprentissage.
Pour de nombreuses familles, la note n'est plus seulement un indicateur de compréhension, mais une source d'angoisse collective. Un phénomène qui, selon Dorothée Bruni, modifie profondément la relation entre parents et enfants.
1. L’école transformée en entreprise : le piège de la rentabilité
Le premier constat de la psy est frappant : la pression sur les résultats scolaires calque désormais le modèle du monde du travail. « On ne parle plus du contenu, de ce que l'enfant a découvert ou si c'était intelligible. Cela devient une obligation de résultat, comme la rentabilité d'un salarié », explique-t-elle.
Cette approche occulte l'essentiel : le plaisir d'apprendre et l'intérêt pour la matière, au profit d'un simple chiffre sur un papier.
2. "L'effet d'inhibition" : quand la peur bloque l'avenir
La mauvaise note n'est pas qu'une déception passagère, elle peut devenir un frein psychologique majeur. C’est ce que Dorothée Bruni appelle l’inhibition :
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La perte de confiance : L'enfant se réduit à une valeur numérique (« Je suis un 10/20 »).
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Le sentiment d'étiquette : Il finit par se croire "stupide" ou "indigne", ce qui bloque ses capacités de progression.
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Une vision bouchée : Pour l'enfant comme pour le parent, la chute des notes donne l'impression que toutes les portes de l'avenir se ferment brusquement.
3. Le paradoxe de la "moyenne de classe"
C’est un réflexe que presque tous les parents partagent : demander la moyenne de la classe dès que la note tombe. Pourtant, Dorothée Bruni y voit un paradoxe blessant pour l'élève.
« Les parents disent souvent qu'on se moque des autres, mais dès que la note arrive, on demande tout de suite où se situent les autres », souligne-t-elle. Ce réflexe de comparaison sociale efface la progression individuelle de l'enfant et renforce son sentiment de n'être qu'un élément parmi d'autres, plutôt qu'une personne avec ses propres défis.
4. Comment réagir ? Passer de la pression à l'association
Pour sortir de ce cercle vicieux, la coach psy propose de changer de posture :
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Identifier sa propre anxiété : Souvent, les parents projettent leurs propres peurs de l'avenir sur leurs enfants.
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Responsabiliser plutôt que sanctionner : Surtout avec les adolescents, il est crucial de s'asseoir et de discuter de leurs objectifs. « Est-ce que tes attentes sont réalisables ? T'es-tu renseigné sur les formations que tu souhaites ? ».
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Prendre en compte la vie globale : À 15 ans, la capacité de travail dépend aussi du sport, des relations amicales ou amoureuses. L'enfant est un tout, pas seulement un élève.
Le conseil final de la psy : Ne laissez pas la discussion sur le collège ou le lycée devenir le seul sujet de conversation. Si votre enfant évite systématiquement le sujet, c'est le signe d'une angoisse trop forte.
Besoin d'un accompagnement ?
Retrouvez Dorothée Bruni dans son cabinet à Martigues (quartier Jonquières). Consultations disponibles sur Doctolib.
Une question pour notre coach ? Contactez-nous par mail : coach@maritima.fr
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