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Réforme du concours enseignant : les candidats dans une situation "inacceptable et intenable" à cause de l'incertitude budgétaire

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Par Maritima 14/01/2026 à 09:54

Les candidats qui se préparent aux concours de l'enseignement à bac+3 se trouvent dans une situation "inacceptable" à cause de l'incertitude budgétaire "intolérable", ont dénoncé mardi plusieurs syndicats enseignants et étudiants, appelant le gouvernement à "prendre ses responsabilités".

"Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé le 18 décembre que dans l'état actuel du budget (pas de PLF - Projet de Loi de Finances - voté à ce jour), la mise en œuvre des nouveaux concours de recrutement des enseignants et CPE (à Bac+3) n'était pas assurée pour la session 2026", rappellent dans un communiqué la CGT Ferc sup, Sud éducation, le Snesup-FSU, la CFDT éducation ou le syndicat étudiant Unef.

"À deux mois des épreuves du concours, cette annonce fait l'effet d'un coup de tonnerre pour les 88.000 étudiants qui se préparent", qui se retrouvent "dans une situation totalement intenable", estiment-ils.

Annoncée au printemps dernier pour faire face notamment à la crise du recrutement de professeurs, la réforme des concours d'enseignants prévoit désormais un recrutement en fin de licence (au lieu de bac+5), suivi d'une période de formation initiale rémunérée de deux années.

Pour l'année 2026, une double session est organisée, avec des nouveaux concours à bac+3 et des concours à bac+5. Les deux concours coexisteront encore en 2027, avant la disparition du concours à bac+5 en 2028.

Mais le 18 décembre, le ministre de l'Education Edouard Geffray avait déclaré, sur France 2, que la mise en place de la réforme de la formation pourrait être remise en cause si le budget 2026 n'était pas adopté.

"Le concours en fin de licence est nouveau (...). Donc si je n'ai pas de budget, si on n'a pas de PLF 2026 qui est adopté, pour l'instant je ne sais pas organiser ce concours", avait-il reconnu.

Depuis, le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste s'est dit "très confiant", auprès de la presse lors d'un déplacement à un salon étudiant à Paris, le 9 janvier.

"Le gouvernement ne peut pas s'en tenir à une simple suppression alors même que dans certaines disciplines, il n'y a pas de concours M2 (Master 2, ndlr) prévus, ce qui voudrait dire qu'elles n'auraient aucun recrutement", préviennent les syndicats.

"En conditionnant l'ouverture des postes à des arbitrages budgétaires, le gouvernement place plus de 80.000 étudiants dans une incertitude inacceptable", a dénoncé le syndicat national des corps d'inspection SNCI-FO dans un communiqué vendredi.

 

© Agence France-Presse

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