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« Sept ans, c’est très jeune, ça doit alerter tout le monde » : le témoignage des parents dont l'enfant a tenté de se suicider à Martigues

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Par Sarah LeGuen03/04/2024 à 10:00

Le petit Léo* (*son prénom a été modifié) est né avec une malformation vasculaire au niveau du visage. Une différence qui l’exclut de ses camarades. Alors ce vendredi 29 mars, il serre un lacet autour de son cou. S’il s’en sort indemne, ses parents, choqués, espèrent que son histoire servira d’exemple.

« J’en ai marre d’être rejeté », confiera le petit garçon, tout au long du trajet, au pompier qui l’a pris en charge. Léo* est en classe de CP, à l’école de La Couronne. Il est né avec une malformation arteriolocpillaire de la région nasale, et cette différence pousse ses camarades, encore trop jeunes pour comprendre, à le rejeter et à se moquer de lui. « La semaine dernière, des petits l'ont attrapé à deux, l'ont tenu et ont essayé de lui percer les tumeurs qu'il a sur le visage », relate sa maman au micro de Maritima.  Et ce vendredi, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Alors qu’il attendait son tour pour manger à la cantine, il utilise son lacet de chaussure pour le serrer autour de sa gorge. Souffrant de contusions, il est directement hospitalisé.

Cette histoire a fortement chamboulé ses parents. « On ne pensait pas que c'était aussi grave », continue la mère du garçon. Ces derniers souhaitent aujourd’hui prendre l’exemple de leur petit garçon pour faire réagir sur le harcèlement scolaire qui existe dès la primaire. « Le message que l’on veut faire passer dans le plus de villes de France, c’est que même dans les petites écoles, il faut faire attention. Parce qu’il peut aussi y avoir des cas graves dans les maternelles et en classe de CP », explique le papa. Leur témoignage en entier est disponible ci-dessous.

Christophe Merlino, président de la FCPE 13, association de parents d’élèves, a rencontré les parents pour mieux comprendre la situation. Aujourd'hui, il estime que ce cas est à prendre très au sérieux. « C’est un petit peu du jamais vu… On voit ça chez les adolescents, dès le collège, avec le mal que peuvent faire certains réseaux sociaux. Sept ans, c’est très, très jeune. Mais, comme la famille l’a demandé, ça doit alerter tout le monde », expose ce dernier. Pour lui, il faut évoluer dans la vision de la différence qui est enseignée à l'école, malgré un manque de moyens humain. 

 

Aujourd’hui, le petit garçon est hors de danger. Évidemment, les parents du petit Léo* n'en veulent pas aux autres enfants, mais aimeraient, au contraire, que l'apprentissage de la différence prenne une place plus importante au sein des écoles.  Ces cas de harcèlement doivent être pris aux sérieux par les établissements scolaires pour éviter qu'ils ne se terminent autrement. En tout cas, pour le président de la FCPE 13, le combat continue.

 

Ndlr : les parents ont souhaité ajouter que, comme révélé dans d’autres médias, le petit garçon bénéficiait d’un suivi psychologique, mais pour des difficultés scolaires, au sein de l’école.

 

crédit photo Frédéric Munos

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