En déplacement dans les Bouches-du-Rhône, le ministre a précisé qu'une "commission anticipée" se tiendrait mardi dans le cadre d'une "procédure d'urgence".
L'arrêté de catastrophe naturelle sera pris "d'ici la fin de la semaine prochaine" pour "accélérer au plus vite les processus d'indemnisations, tant pour les particuliers que pour les entreprises", a indiqué M. Lefèvre.
Les agriculteurs, dont les cultures et infrastructures ont parfois été lourdement touchées, pourront demander des étalements pour le paiement des cotisations sociales et fiscales, ainsi que des dégrèvements en matière de taxes foncières.
Le ministre, qui a visité plusieurs communes inondées, n'a pas chiffré le montant exact de l'enveloppe d'indemnisations prévu pour cet épisode.
Un violent épisode méditerranéen a occasionné lundi et mardi de fortes pluies et des inondations, d'abord dans l'Hérault et le Gard, avant de s'étendre sur les régions Alpes-Provence-Côte d’Azur et sur la Corse, dont l'un des deux départements (la Haute Corse) avait été placé en vigilance rouge.
Selon Météo-France, cet épisode a apporté des cumuls de pluie voisins de un à deux mois de précipitations sur le Gard et l’Hérault, de deux à trois mois dans les Bouches-du-Rhône, avec même des précipitations record en Haute Corse, sur laquelle s'est déversé 538,5 mm de pluie en six heures, une valeur inédite.
Le bilan humain a également été lourd avec quatre morts et un disparu, selon un bilan communiqué mercredi soir par les autorités préfectorales.
Sur le plan matériel, les dégâts ont été importants, avec notamment des voitures déplacées par la violence des eaux, des routes coupées et des quartiers entiers inondés dans de nombreuses localités, ainsi que des coupures d'électricité et des évacuations.
Austen, première tempête automnale de l'année, balaye vendredi la façade nord-ouest de la France, jusqu'en région parisienne, avec 23 départements en vigilance orange pour vent - des rafales de 120 à 140 km/h ont notamment été relevés en Bretagne et dans la Manche- et plus de 288.000 foyers privés d'électricité en Bretagne, Pays de la Loire, Normandie et Hauts-de-France dans la matinée.
En raison du changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes ont tendance à être plus fréquents et plus intenses.
Selon la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) - qui doit servir de socle à l'adaptation du pays au dérèglement climatique provoqué par l'activité humaine - les précipitations intenses pourraient augmenter de 15 % en moyenne sur la France d'ici à 2100.
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