LogoMaritima

°C

Bouches-du-Rhône

-

Environnement

Pollution de l’air : suppression de stations de mesure dans l’ouest de l’Etang de Berre

2min

image

Par Flávio Noriga02/04/2025 à 09:17

AtmoSud, l’organisation chargée de mesurer la pollution de l’air, a annoncé la fermeture de plusieurs stations de mesure dans l’ouest des Bouches-du-Rhône. Mais comment fonctionnent-elles et faut-il être inquiet de ces suppressions de stations dans une zone où l’activité industrielle est très forte ?

Dans toute la région, AtmoSud déploie des stations de mesure pour contrôler la qualité de l’air. Le département des Bouches-du-Rhône en compte 45 pour l’instant. Pourquoi pour l’instant ? Car plusieurs vont fermer à cause d’une baisse des financements d’AtmoSud. Une partie de ces derniers est due à la pollution de l’air “et comme elle est moins présente depuis quelques années, les financements baissent”, justifie Damien Piga, chargé des relations extérieures.

 

Des fermetures qui menacent le contrôle de la qualité de l’air ?

 

Ces stations, d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers d’euros, assurent une mission de surveillance en temps réel. Elles ressemblent à des préfabriqués. À l’intérieur, on retrouve des analyseurs selon les différents types de particules à mesurer. Ces machines aspirent l’air de dehors via des têtes placées en hauteur. Une fois analysées, les données sont directement envoyées dans une base de données qui permet de juger de la qualité de l’air.

Mais avec une baisse de financement, plusieurs d’entre elles fermeront. Est-ce que sans elles, les données seront suffisamment précises pour assurer la surveillance de la qualité de l’air ? 

 

Des alternatives aux stations existent

 

Et bien pour Damien Piga, des alternatives sont possibles comme des capteurs. Beaucoup plus petits (environ la taille d’un petit carnet), ils peuvent mesurer et recueillir des données sur l’air d’un environnement. Et ces derniers sont testés avant chaque installation pour vérifier leur précision. Ils ont aussi l’avantage d’être plus faciles à installer grâce à leur taille et surtout moins couteux que leurs grandes sœurs, les stations de mesure (quelques centaines ou milliers d’euros). Elles permettent aussi de mieux cibler un environnement précis à une échelle plus locale.

Mais ces minicapteurs ne peuvent pas à terme remplacer les stations de mesure, car ils ne répondent pas aux normes du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l'air. Il est donc obligatoire d’avoir des stations de mesure. Leur nombre varie selon s’ils sont dans une agglomération, la population de celle-ci et si elles sont engagées dans un plan particulier.

Selon le dispositif national de surveillance de la qualité de l'air ambiant, trois stations minimum doivent fonctionner dans l’agglomération marseillaise.

A lire aussi


Avenir industriel de Fos : coup d'envoi d'un débat public de trois mois "inédit"

Fos-sur-Mer

-

Environnement

Avenir industriel de Fos : coup d'envoi d'un débat public de trois mois "inédit"

CARBON autorisé à construire sa gigafactory photovoltaïque à Fos-sur-Mer

Fos-sur-Mer

-

Environnement

CARBON autorisé à construire sa gigafactory photovoltaïque à Fos-sur-Mer

Plan de Prévention des Risques Incendie de Forêt : colère et incompréhension pour les Martégaux

Martigues

-

Environnement

Plan de Prévention des Risques Incendie de Forêt : colère et incompréhension pour les Martégaux

A Marseille, ils ont essayé la vie à +50°C

Marseille

-

Environnement

A Marseille, ils ont essayé la vie à +50°C

93.6 & 87.9 FM

Abonnez-vous à la newsletter
pour suivre notre activité et obtenir des offres