Cornillon-Confoux
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Environnement
Le loup redevient, en partie, hors-la-loi, moutons et éleveurs respirent un peu mieux2min
Par Michel Montagne05/10/2024 à 14:00
Toute décision qui touche au loup est source de polémiques, la dernière en date n’échappe pas à la règle : une proposition de la Commission Européenne visant à restreindre la protection du carnivore a reçu fin septembre le soutien d'une très grande majorité des états membres.
Une décision qui provoque donc colère au sein des mouvements écologistes et, à l'inverse, donne satisfaction côté éleveurs.
Le recours au chien Montagne des Pyrénées, dit communément "Patou" est actuellement le seul moyen pour les éleveurs de protéger leurs troupeaux des canidés. Tout abattage sans autorisation de l'Office français de la biodiversité est en effet considéré comme illégal et peut coûter à son auteur rien moins que trois ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende de 150 000 euros.
Or, tout récemment, le président de la chambre d'agriculture de la Haute-Saône, dans un communiqué polémique, invitaient les éleveurs à s'armer et "à taper un loup" s'ils en apercevaient un dans les environs de leurs troupeaux. Des propos qu'Annie Genevard, nouvelle ministre de l'Agriculture a d'une part condamné, rappelant l'illégalité de ce type d'actions tout en, d'autre part, déclarant comprendre ce qui les motive.
La population des loups recensés officiellement sur le territoire français s'éléverait à plus de 1100 individus mais les éleveurs estiment à quatre fois plus leur nombre réel.
Il faut savoir que le loup peut adopter deux modes de vie très différents : soit solitaire, dans ce cas , il est nomade et peut parcourir jusqu'à 50 kilomètres par jour, soit il évolue en meute et se sédentarise dans un territoire comme c'est le cas pour les meutes qui vivent dans les massifs de Sainte-Victoire, Sainte-Baume ou encore les Alpilles.
Nous nous sommes rendus à Cornillon-Confoux, une commune particulièrement concernée puisqu’elle abrite le plus grand nombre d’élevages du territoire, rien moins que 23. (voir la vidéo)
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