Martigues
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Environnement
Fissures et sécheresse 2025 : demande de catastrophe naturelle rejetée à Martigues, Marseille et Aix3min
Par Maritima 15/04/2026 à 09:30
Ce mardi 14 avril 2026, le Journal Officiel a publié l'arrêté interministériel tant attendu concernant les mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse de 2025. Le verdict est sans appel : la commune de Martigues, ainsi que l'ensemble des villes des Bouches-du-Rhône ayant déposé un dossier, ont essuyé un refus de la part de l'État. Pour les propriétaires dont les maisons présentent des fissures, les garanties d'assurance "catastrophe naturelle" ne pourront pas être activées.
Un rejet massif pour tout le département
En janvier dernier, la Ville de Martigues avait pourtant pris le problème à bras-le-corps en déposant un dossier solide auprès de la Préfecture. L'objectif était de protéger les administrés ayant constaté des dégâts sur leurs habitations suite à la réhydratation des sols.
Mais la commission interministérielle, qui s'est réunie le 3 avril dernier, a balayé d'un revers de main les espoirs locaux. Et Martigues est loin d'être un cas isolé : aucune commune des Bouches-du-Rhône n'a obtenu gain de cause pour l'année 2025. Parmi les refus notables, on retrouve également dans l'arrêté publié ce 14 avril au Journal Officiel Marseille, Aix-en-Provence, Allauch ou encore Gardanne, Chateaurenard, Fontvieille, Fuveau, Mallemort, Mimet, Trets, Venelles et Ventabren.
Pourquoi l'État a-t-il dit non ?
Pour justifier ce refus, les services de l'État s'appuient sur des critères météorologiques et géotechniques très stricts (circulaire du 29 avril 2024). Selon l'arrêté, le "critère météorologique n'est pas satisfait".
Concrètement, les experts estiment que :
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L'indice d'humidité des sols présente une "période de retour inférieure à 10 ans" (le phénomène n'est donc pas jugé assez rare).
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Le territoire n'a pas subi une succession "anormale" d'épisodes de sécheresse.
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La situation hydrométéorologique des communes limitrophes a été jugée "normale".
Inondations : Istres et Gignac également déboutées
La série noire continue pour le territoire. En plus du volet sécheresse, l'arrêté du Journal Officiel du 14 avril précise que les demandes de reconnaissance pour inondations et coulées de boue (concernant les intempéries de début 2026) déposées par les communes d'Istres et de Gignac-la-Nerthe ont également été rejetées.
Là encore, l'argument de la "période de retour inférieure à 10 ans" est avancé : les cumuls de précipitations n'ont pas été jugés suffisamment exceptionnels par l'administration pour déclencher la solidarité nationale.
Les villes de Velaux et Mallemort ont elles vu leurs demandes de reconnaissance de catastrophes naturelles pour "vents cyloniques" refusées après la tempête du 14/15 février 2026.
Quelles conséquences pour les administrés ?
Pour les propriétaires martégaux et provençaux, sans cet arrêté de reconnaissance, les compagnies d'assurance ne sont pas tenues d'indemniser les dégâts structurels (fissures, affaissements) liés aux mouvements de terrain. Les travaux de consolidation resteront donc, dans la majorité des cas, à la charge des particuliers ou de leur assurance multirisque habitation classique, dont les conditions de prise en charge sont beaucoup plus restrictives.
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