Port-de-Bouc
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Environnement
Port-de-Bouc : un troupeau d'animaux et son berger au vallon Clément Mille2min
Par Margot Fournie01/04/2026 à 07:05
Depuis le début du mois de mars, une vingtaine d'animaux ont été installés à Port-de-Bouc, au vallon Clément Mille. Les chèvres et les moutons attirent les passants, font briller les yeux des enfants, mais pas seulement.
En vous baladant dans le vallon Clément Mille, à Port-de-Bouc, vous entendrez peut-être des bruits qui sortent de l'ordinaire. Un ou plusieurs bêlements, un braiment. C'est que depuis le début du mois de mars, un troupeau d'animaux vit dans ces collines. Les bêtes sont veillées par Noureddine Guerbati, berger urbain travaillant pour la société Ecozoone.
"Les animaux font 80 % du travail"
"Il y a cinq chèvres, trois ânes, trois poneys et quatorze moutons de la race Ouessant et Rava", indique ce dernier. Il vit sur le site, à proximité des animaux, pour s'assurer de leur sécurité, les nourrir, entretenir un peu l'espace. "Mais ce sont les animaux qui font 80 % du travail", assure le berger.
Ils broutent et tondent donc naturellement la zone de dix hectares. Tous les six jours, le berger les change d'emplacement.
En plus de cette tâche, il reçoit les groupes scolaires, les familles ou même simplement les curieux en goguette. Avec eux, il réalise des ateliers. Il informe sur les plantes sauvages présentes dans le vallon, va donner à manger aux animaux ou il propose aux petits une activité créative. "Je demande aux enfants de me dessiner un mouton", sourit Nourredine Guerbati, en ajoutant que "passer du temps avec les animaux est une thérapie pour tout le monde. C'est un loisir qui guérit."
"On favorise la biodiversité"
Cela fait maintenant plus de six ans que la mairie de Port-de-Bouc emploie la société Ecozoone pour entretenir le vallon Clément Mille, en faire un éco-pâturage.
"Auparavant, l'entretien était fait avec des débroussailleuses à fil. Avec les animaux, on favorise la biodiversité et on réduit la production de CO2", explique une employée de la municipalité. "Au premier juin, on passe en risque feu de forêt. On ne veut pas que les bêtes et la caravane restent à côté du massif forestier dont ils tondent les abords", reprend-t-elle.
Les promeneurs auront donc jusqu'à la fin du mois de mai pour rencontrer le berger et son troupeau.
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