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Sécheresse en PACA : le paradoxe des nappes phréatiques préservées face à l'urgence en surface

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Par Cyrielle Blazikowski17/07/2026 à 16:42

Alors que la Provence-Alpes-Côte d'Azur traverse un nouvel épisode de canicule intense, une lueur d'espoir provient des profondeurs : l'état des nappes phréatiques demeure globalement satisfaisant, offrant un bouclier hydrique invisible mais temporaire face à l'assèchement critique des sols de surface.

 

Des nappes phréatiques autour de la moyenne


Malgré cette chaleur de surface, l'état des nappes phréatiques en PACA demeure globalement satisfaisant. Selon le dernier bilan du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), les niveaux se situent autour de la moyenne des 15 dernières années.
« La situation des nappes est, pour la plupart d'entre elles, plutôt satisfaisante parce que leur niveau est autour de la moyenne, » explique David Ratheau, hydrogéologue au BRGM.


Cette situation s'explique par une excellente recharge hivernale. Les pluies abondantes de l'automne et de l'hiver derniers, suivies d'épisodes pluvieux tardifs en avril et mai, ont permis de remplir les réserves profondes. Seul le pourtour de la Côte d'Azur affiche des niveaux modérément bas nécessitant une vigilance particulière. La région PACA s'en sort ainsi bien mieux que d'autres secteurs nationaux, comme le Limousin, où la situation des nappes est jugée préoccupante.

 

Une sécheresse de surface digne d'un mois d'août


À l'inverse des nappes, la sécheresse des sols en surface (ou sécheresse agronomique) est déjà particulièrement marquée. Les sols affichent un déficit hydrique critique, avec près d'un mois d'avance par rapport à une saison classique, correspondant plutôt à une situation de mi-août.
Ce dessèchement des premiers centimètres du sol, accentué par l'action répétée du mistral, place la végétation locale sous un stress hydrique important. Les végétaux des Bouches-du-Rhône ont ainsi atteint un niveau de sécheresse de 2 sur 3, ce qui aggrave considérablement les risques d'incendie.

 

Un week-end sous le signe de la canicule et du mistral


Pour ce week-end des 18 et 19 juillet 2026, le département des Bouches-du-Rhône s'apprête de nouveau à faire face à des températures caniculaires. Les maximales oscilleront entre 33 et 36 °C en journée, tandis que les nuits resteront très chaudes, ne descendant guère en dessous de 19 à 25 °C. « Nous ne serons plus en situation de canicule à partir de mardi 21 ou de mercredi 22, mais le mistral va se renforcer », précise Paul Marquis de la Météo du 13.
Mais cette forte chaleur, accompagnée d'un retour du mistral, avec des rafales moyennes attendues entre 40 et 50 km/h,  renforcera les risques d'incendie. « Il n'y a aucune chance d'avoir de pluie avant mi août », constate Paul Marquis. « Je fonde tout mes espoirs sur la deuxième quinzaine d’août avec le retour des orages et des températures plus basses ».

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