Aubagne
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Faits divers
Trafic de drogue à Auriol : 85 gendarmes déployés et un lien direct avec les Baumettes2min
Par Maritima 08/06/2026 à 11:10
Fin de partie pour les revendeurs de produits stupéfiants à Auriol. Après plusieurs mois d’investigations minutieuses, le groupe stupéfiants de la brigade de recherches d'Aubagne a porté un coup d'arrêt définitif à un réseau local bien implanté. Une opération d'envergure, menée avec le soutien du PSIG, a permis l'interpellation de neuf personnes et révélé des connexions jusque dans les cellules de la prison des Baumettes à Marseille.
Un trafic sous surveillance depuis janvier
Tout commence au début de l'année 2026. Les gendarmes reçoivent des renseignements faisant état d'une revente active de drogue dans le centre d'Auriol, précisément aux abords du cours du 4 Septembre.
Les enquêteurs de la brigade de recherches d'Aubagne lancent alors une surveillance physique et technique. Écoutes téléphoniques et filatures permettent de confirmer l'existence d'un trafic structuré, alimentant de nombreux consommateurs sur la commune.
La piste marseillaise : des ordres venus des Baumettes
L'enquête a pris une dimension supérieure lorsque les militaires ont mis en évidence un lien étroit entre les dealers d'Auriol et le milieu carcéral marseillais. Selon la gendarmerie, le trafic était en partie piloté ou lié à une personne actuellement détenue au centre pénitentiaire des Baumettes. Une connexion qui démontre l'organisation du réseau et ses ramifications dans le département.
Un coup de filet musclé : 85 militaires engagés
Le mardi 26 mai, l'heure de l'assaut a sonné. Pour neutraliser les principaux protagonistes, une opération judiciaire "coup de poing" a été déclenchée. Pas moins de 85 gendarmes ont été mobilisés pour mener les perquisitions et les interpellations.
Le bilan des saisies est parlant :
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Drogues diverses : cocaïne, cannabis et CBD ;
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Argent liquide (numéraire) ;
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Matériel complet de préparation et de revente.
Interdiction de paraître à Auriol et Marseille
Sur les neuf personnes placées en garde à vue, cinq ont été déférées devant le tribunal judiciaire de Marseille. La réponse pénale a été immédiate : les mis en cause ont été placés sous contrôle judiciaire avec une interdiction formelle d'entrer en contact.
Plus significatif encore pour la tranquillité des riverains, les individus ont désormais l'interdiction de paraître sur les communes d’Auriol et de Marseille. En complément, la préfecture a prononcé trois interdictions administratives de séjour pour éloigner durablement les trafiquants du secteur.
Cette opération marque une victoire importante pour la sécurité des habitants du bassin d'Aubagne.
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