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Canicule et noyades : une hausse « préoccupante » dans les Bouches-du-Rhône selon le SDIS 132min
Par Maritima 16/07/2026 à 14:37
Avec 142 décès au niveau national en seulement un mois, l’été 2026 s’annonce particulièrement meurtrier. Dans les Bouches-du-Rhône, le bilan est déjà lourd : 17 noyades comptabilisées depuis juin. Le Lieutenant Christophe Sola, référent surveillance baignade au SDIS 13, analyse cette situation critique au micro de Maritima et appelle à un changement radical de comportement.
La recherche de fraîcheur face à des températures caniculaires vire parfois au drame. Si le chiffre national de 142 décès depuis la mi-juin glace le sang, la situation locale est tout aussi alarmante.
Un bilan local déjà égal à une saison complète
Pour le Lieutenant Christophe Sola, l'augmentation est nette. En quelques semaines, le département a atteint des chiffres habituellement observés sur une année entière : « Sur les plages des Bouches-du-Rhône, nous avons comptabilisé 17 noyades depuis le mois de juin. Cela correspond presque au nombre total que nous avons eu l'année dernière jusqu'à fin septembre. »
Cette hausse s'explique en grande partie par les épisodes de forte chaleur qui poussent les vacanciers et les locaux vers la mer ou les piscines, souvent sans préparation.
Le piège de l’hydrocution : la règle des 10 degrés
Le choc thermique est l'un des principaux ennemis du baigneur en période de canicule. Le Lieutenant rappelle l'importance de la vigilance dès que l'écart entre l'air et l'eau se creuse. « Dès qu’il y a une variation de 10 degrés de différence ou plus, les surveillants de baignade mettent le drapeau jaune pour indiquer le risque d’hydrocution si l’on rentre trop rapidement dans l’eau. »
Téléphones portables : l’ennemi de la surveillance parentale
L'un des messages les plus forts de cet entretien concerne la responsabilité des parents. Quelques secondes d'inattention suffisent pour qu'un enfant se noie, souvent en silence. « Les parents doivent surveiller leurs enfants constamment. Il faut qu’ils lâchent leur téléphone portable, malheureusement. Ils doivent rester à côté d'eux avec des moyens de flottaison. Les premiers responsables, ce sont les parents. »
Physicalité et plongeons : ne pas se surestimer
Au-delà de la surveillance, Christophe Sola pointe du doigt la surestimation de sa propre condition physique et les comportements à risque comme les plongeons depuis les rochers.
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Sur l'effort : « Il ne faut pas surestimer sa condition physique. On se déshydrate, une crampe arrive vite et c'est là que ça devient compliqué. »
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Sur la technique : « Nous conseillons de nager parallèlement à la côte plutôt que de partir vers le large. »
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Sur les sauts : « Les plongeons demandent un entraînement. Il faut s'assurer de la profondeur et de la visibilité, car on ne sait pas ce qu'on peut trouver en dessous. »
Méduses, vives et comportements à risque
Si les méduses se font rares cet été, quelques piqûres de vives ont été signalées, notamment sur le Golfe de Fos. Mais le danger principal reste humain. Le référent du SDIS 13 conclut sur une mise en garde ferme concernant la consommation de substances avant la baignade : « On conseille aux adultes de ne pas consommer d’alcool ou de stupéfiants pour aller se baigner. En pleine canicule, cela ne fait vraiment pas bon ménage. »
Alors que l'été bat son plein, les sapeurs-pompiers 13 restent mobilisés chaque matin pour surveiller nos côtes, espérant que ces messages de prévention seront entendus pour que la mer reste un plaisir.
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