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Outrages sexistes et sexuels : une hausse brutale de 17 % en 2025, les transports en ligne de mire3min
Par Maritima 16/04/2026 à 11:00
Après une légère accalmie en 2024, les chiffres repartent à la hausse. Selon le dernier rapport du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) paru ce 16 avril 2026, les infractions pour outrage sexiste et sexuel ont bondi de 17 % sur l'année 2025. Si cette augmentation témoigne d'une meilleure libération de la parole, elle révèle surtout la persistance du harcèlement dans l'espace public et les transports en commun des grandes agglomérations comme Marseille.
Un retour à la hausse après l'exception des JO
En 2025, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 3 900 infractions sur l'ensemble du territoire. Ce chiffre marque un net rebond après le recul de 3 % observé en 2024. Les statisticiens du ministère de l’Intérieur estiment que l'année 2024, marquée par la sécurisation massive des Jeux Olympiques, avait pu freiner momentanément l'enregistrement de ces faits.
Depuis la création du délit d'outrage sexiste en 2018, la tendance reste lourde : on observe une augmentation annuelle moyenne de 27 % des faits signalés.
Les grandes villes et les transports en première ligne
Le rapport confirme que l'insécurité sexiste est un phénomène majoritairement urbain. Le taux d'infraction est deux fois plus élevé dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants (comme Marseille) que dans les zones rurales.
Autre enseignement majeur pour les usagers du quotidien : 14 % des outrages sexistes et sexuels ont lieu dans les transports en commun (métro, bus, tramway, train). Un chiffre qui illustre l'urgence de sécuriser les réseaux de mobilité pour les voyageuses.
Qui sont les victimes et les mis en cause ?
Le profil des personnes impliquées est sans équivoque et reste stable d'année en année :
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Les victimes : 9 sur 10 sont des femmes. L'étude note que les formes les plus graves (délits) touchent particulièrement les victimes les plus jeunes (36 % ont moins de 18 ans).
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Les auteurs : 97 % des personnes mises en cause sont des hommes. La majorité d'entre eux a entre 30 et 44 ans.
La part de l'ombre : des signalements encore trop rares
Malgré ces 3 900 infractions recensées, le ministère de l'Intérieur rappelle que ces chiffres ne sont que la "face émergée de l'iceberg". Les outrages sexistes enregistrés ne représentent qu'une infime partie des violences subies par les femmes dans l'espace public, ces actes donnant encore trop rarement lieu à une plainte ou un signalement officiel auprès des forces de l'ordre.
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