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Affaire Lyhanna : le principal suspect entendu mercredi par un juge d'instruction2min
Par Maritima 15/07/2026 à 10:52
Jérôme Barella, le principal suspect dans la mort et le viol de Lyhanna, retrouvée morte dans le sud-ouest de la France le 4 juin et dont la disparition avait suscité un émoi national, doit être entendu mercredi par un juge d'instruction, a-t-on appris de source proche du dossier.
Cet intérimaire de 41 ans, interpellé par les gendarmes le lendemain de la disparition de la collégienne de 11 ans fin mai, avait dans un premier temps été mis en examen pour "enlèvement et séquestration" à la suite de sa garde à vue.
Après l'autopsie du corps de Lyhanna, dont les résultats ont été connus le 24 juin, le procureur d'Agen avait requis sa mise en examen "pour meurtre et viol sur mineure de quinze ans".
Vers 09h15, un convoi composé d'un fourgon et de plusieurs voitures de police et gendarmerie a pénétré dans l'enceinte du palais de justice d'Agen, a constaté un journaliste de l'AFP.
Dans cette affaire, une perquisition a eu lieu le 6 juillet au domicile de Jérôme Barella dans le village de Montestruc-sur-Gers, menée par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse.
L'enquête avait débuté le vendredi 29 mai quand les parents de Lyhanna avaient signalé sa disparition. Elle avait alors été vue pour la dernière fois en train de monter dans la voiture de Jérôme Barella.
Un vaste dispositif de recherches avait ensuite été mis en œuvre. L'adolescente avait finalement été retrouvée le 4 juin dans un silo agricole désaffecté situé dans un village voisin.
L'autopsie n'a pas permis de déterminer "avec certitude", selon le parquet d'Agen, la cause du décès de la fillette.
Jointe par l'AFP, Sandra Vazquez, avocate de Jérôme Barella, a répondu qu'elle "ne (ferait) aucun commentaire".
L'affaire Lyhanna a révélé des dysfonctionnements au sein de la gendarmerie et de la justice, notamment lors du traitement d'une plainte déposée en août 2025 par la mère de Rosa, une enfant également âgée de 11 ans accusant Jérôme Barella de viols répétés.
Diligenté après la mort de Lyhanna, un pré-rapport d'une mission d'inspection dévoilé le 22 juin évoque "des défaillances de suivi, de coordination et de pilotage" de l'enquête.
Depuis, plusieurs manifestations d'associations féministes et de protection de l'enfance se sont déroulées à Paris et ailleurs en France pour demander notamment le vote d'une "loi intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles, sur le modèle de l'Espagne.
La justice française a un "retard majeur" dans le domaine des violences sexuelles sur mineurs, a souligné en juin une commission indépendante (Civiise) pour qui l'affaire Lyhanna est un "symbole des défaillances du système".
La France, pointée du doigt par l'ONU et la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dans le domaine de la protection de l'enfance, compte trois procureurs pour 100.000 habitants, contre 12,2 en moyenne en Europe.
© Agence France-Presse
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