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Marseille : violents incidents au lycée Artaud, deux interpellations et un CRS blessé2min
Par Maritima 13/03/2026 à 15:33
La tension franchit un nouveau palier dans les lycées marseillais. Ce vendredi 13 mars 2026, la mobilisation contre la baisse des moyens (DHG) a donné lieu à de violents heurts aux abords du lycée Antonin Artaud (13e).
Entre tirs de mortiers, départs de feux et barricades, les forces de l'ordre ont dû intervenir pour débloquer l'établissement. Deux lycéens ont été interpellés et un CRS a été légèrement blessé. Maritima fait le point sur une situation qui s'embrase.
Heurts et barricades au lycée Antonin Artaud
Depuis plusieurs jours, le lycée Artaud vit au rythme des blocages. Mais ce jeudi et ce vendredi matin, les incidents ont gagné en intensité. Selon la Préfecture de police, une trentaine de personnes masquées ont fait usage de mortiers d'artifice en direction de l'établissement dès hier.
Ce matin, parmi les 200 lycéens présents, une soixantaine d'individus ont adopté un comportement virulent. Des barricades formées de poubelles, de barrières et de vélos ont été érigées. Des jeunes ont également tenté de récupérer de l'essence et des caddies dans une station-service voisine, "forçant les employés à les faire fuir".
L'intervention des forces de l'ordre pour dégager l'accès a déclenché des jets de projectiles (pierres, fumigènes). Deux interpellations ont eu lieu : l'auteur d'un feu dans un local poubelle d'une résidence voisine et un jeune ayant blessé un CRS lors de jets de projectiles. En milieu de matinée, 70 personnes masquées ont encore tiré des mortiers au niveau du métro La Rose avant d'être dispersées.
Au cœur de la colère : la "saignée" budgétaire
Si le lycée Artaud cristallise les tensions ce matin, le mouvement est plus général à Marseille. Depuis mardi, les lycées Diderot, Montgrand, Victor Hugo et Thiers sont en ébullition. Les personnels et les élèves dénoncent une baisse drastique de la Dotation Horaire Globale (DHG), le "poumon financier" des établissements.
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Au Lycée Diderot : on dénonce la perte de 70 heures d’enseignement par semaine, soit l'équivalent de 5 postes.
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Au Lycée Montgrand : la perte atteint 100 heures par semaine. Les syndicats (CGT, FSU, Sud) alertent sur des conséquences concrètes : classes à 32 élèves, fin des demi-groupes en français et suppression de l'accompagnement personnalisé.
Pour les enseignants et les parents, ces coupes budgétaires sont vécues comme une "destruction du service public d'éducation" alors que les effectifs d'élèves, eux, ne baissent pas dans les mêmes proportions.
Appel à la grève générale le mardi 17 mars
Face à ce que les syndicats qualifient de "répression policière" — citant notamment l'interpellation d'un lycéen à Thiers mardi dernier — la détermination reste intacte. La CGT Éducation et l'intersyndicale des lycées mobilisés appellent à une nouvelle journée de grève massive le mardi 17 mars 2026.
Un grand rassemblement est prévu à 11h en haut de la Canebière (Place des Réformés). L'objectif : exiger le maintien des postes et des moyens pour la rentrée prochaine et dénoncer le climat de tension actuel autour des établissements.
Lire aussi. Marseille : vent de révolte dans les lycées contre la baisse des moyens (DHG), un lycéen interpellé à Thiers
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