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Plus de 1 000 morts après le séisme en Birmanie, les recherches continuent pour retrouver les survivants3min
Par Maritima 29/03/2025 à 07:57
Plus de 1 000 personnes ont perdu la vie en Birmanie dans le puissant séisme de magnitude 7.7 qui a frappé la région vendredi et aussi endeuillé la Thaïlande, selon un nouveau bilan des autorités. Les secours multiplient les efforts pour rechercher des survivants. Les moyens de communication étant endommagés, l'étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait encore fortement s'aggraver.
Un puissant tremblement de terre a frappé la Birmanie et la Thaïlande vendredi dernier, semant chaos et dévastation dans une région déjà fragilisée par la guerre civile. Des centaines de victimes, des infrastructures détruites et un appel désespéré à l'aide internationale marquent le début d'une catastrophe humanitaire d'une ampleur inédite. Le tremblement de terre, peu profond, s'est produit au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing vers 06 h 20, soit 12 h 50 en Birmanie et 13 h 20 en Thaïlande, suivi par une réplique de magnitude de 6,4 quelques minutes après.
Les secousses ont provoqué l'effondrement de maisons, d'immeubles, de ponts ou de sites religieux laissent craindre une catastrophe de grande ampleur. Jamais un séisme d'une telle intensité n'avait frappé la Birmanie depuis des décennies, selon les géologues américains. Les secousses étant suffisamment puissantes pour semer la terreur à 1 000 km de l'épicentre, parmi des millions d'habitants de Bangkok où les séismes sont rarement ressentis. Au moins 1 002 personnes ont été tuées, et 2 376 blessées en Birmanie, a indiqué samedi la junte au pouvoir. En majorité dans la région de Mandalay, la deuxième ville de Birmanie, considérée comme la zone la plus sinistrée. Mais les moyens de communication étant endommagés, l'étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait encore fortement s'aggraver. « Ça a commencé à secouer, puis c'est devenu sérieux, a déclaré un soldat à un point de contrôle à l'extérieur du temple. Le monastère s'est aussi effondré. Un moine est mort. Il y a quelques blessés, on a sorti quelques autres des décombres et les a conduits à l'hôpital. »
Appel au secours
« Personne au monastère n'ose dormir à l'intérieur, parce qu'on a entendu qu'un autre tremblement de terre pourrait se produire. Je n'ai jamais ressenti quelque chose comme ça de ma vie », a détaillé le militaire. Près de l'aéroport de Mandalay, des agents de sécurité ont refoulé des journalistes. « C'est fermé depuis hier (vendredi) », a lancé l'un d'eux. « Le plafond s'est effondré, mais personne n'a été blessé. » Les destructions sur le site pourraient compliquer les opérations de secours dans un pays, où la guerre civile, qui dure depuis le coup d'État du 1er février 2021, a décimé le système de santé et isolé ses dirigeants du reste du monde.
Le chef de la junte Min Aung Hlaing a lancé un rare appel à l'aide internationale, invitant "tout pays, toute organisation" à venir apporter son secours. Par le passé, les régimes militaires étaient réticents à demander un soutien de l'étranger après des catastrophes naturelles. Les autorités ont déclaré l'état d'urgence dans les six régions les plus affectées. Dans un hôpital de la capitale Naypyidaw, des centaines de blessés ont été pris en charge à l'extérieur en raison des dégâts subis par le bâtiment, ont constaté vendredi des journalistes de l'AFP.
Un avion chargé de kits d'hygiène, de couvertures, de nourriture et d'autres produits de première nécessité a atterri samedi à Rangoun, en provenance d'Inde. La Chine a annoncé l'envoi d'une équipe de 82 secouristes. La France, l'Union européenne et l'Indonésie ont aussi proposé leur assistance, tandis que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé le déclenchement de son système de gestion des urgences. « Nous allons les aider (...) C'est terrible ce qu'il se passe », a déclaré le président américain Donald Trump vendredi.
Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a transmis ses condoléances aux victimes en Birmanie et en Thaïlande, tandis que le président chinois Xi Jinping a envoyé un message faisant part de "sa profonde tristesse" au chef de la junte.
Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n'était absolument pas préparée à faire face à une catastrophe de cette ampleur. Le conflit civil a déplacé quelque 3,5 millions de personnes, selon les Nations unies, qui ont prévenu fin janvier que 15 millions de Birmans risquaient de souffrir de la faim en 2025, avant même que le tremblement de terre ne survienne.
Accouchement en plein air
De l'autre côté de la frontière, en Thaïlande, des secouristes se sont relayés toute la nuit à la recherche de survivants dans les décombres d'un bâtiment en construction de 30 étages qui s'est effondré à Bangkok en quelques secondes sous l'effet des secousses. La chute de la tour a englouti des dizaines d'ouvriers, piégés dans une montagne de gravats et de poutres d'acier déformées.
Le gouverneur de Bangkok Chadchart Sittipunt a déclaré à l'AFP qu'une dizaine de personnes ont été tuées dans la capitale thaïlandaise, la plupart sur le site de construction, mais prévenu que le bilan pourrait s'alourdir.
"Nous faisons de notre mieux avec les ressources que nous avons, parce que chaque vie compte", a affirmé samedi Chadchart aux journalistes, depuis l'endroit où l'immeuble s'est écroulé, proche du marché de Chatuchak, prisé des touristes.
L'opération de secours a déployé des drones à imagerie thermique rechercher des signes de vie parmi les décombres, les autorités pensant avoir détecté des signes de vie d'au moins 15 personnes.
La métropole de Bangkok a ordonné le déploiement de plus d'une centaine de spécialistes pour contrôler la sécurité des bâtiments, après avoir reçu plus de 2.000 signalements de dommages.
Environ 400 personnes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans des parcs ouverts en raison de l'urgence, leurs domiciles n'étant pas assez sûrs pour y retourner, selon le gouverneur.
A Bangkok, où les séismes sont extrêmement rares, les secousses ont été illustrées par des images spectaculaires : foule d'habitants évacués dans les rues, ou des piscines sur le toit d'immeubles ou d'hôtels qui débordent.
Une femme a dû accoucher en plein air après avoir été évacuée d'un hôpital. Un chirurgien a également continué à opérer un patient à l'extérieur, après qu'il a fallu quitter d'urgence le bloc, a indiqué un porte-parole à l'AFP.
© Agence France-Presse
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