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Port-de-Bouc : face au vandalisme des trafiquants de drogue, la Ville refuse de céder à l'intimidation

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Par Manuel Danloy28/08/2026 à 17:03

C’est une provocation qui ne passe pas. Après la découverte d’une dizaine de tags faisant la promotion de réseaux de drogue sur les murs de Port-de-Bouc, le maire Laurent Belsola a réagi avec force ce midi sur Maritima Radio. Pour l'édile, ces dégradations sont la preuve que les trafiquants perdent du terrain face à la pression policière. Il réclame désormais un "commissariat mixte" pour sanctuariser la ville.

La "guerre des murs" a franchi un palier à Port-de-Bouc. Si quelques inscriptions isolées apparaissaient parfois, l'ampleur de cette semaine est inédite (voir notre article de ce matin). « De cette ampleur, nous n'en avions jamais eu. Une dizaine, douze tags sur la ville... c’est lâche et ce n’est pas digne d’un être humain. Ils ne respectent rien », s'est indigné Laurent Belsola au micro de Manuel Danloy.

 

Des trafiquants « aux abois » sous la pression

Loin d’y voir une démonstration de force, le premier magistrat de la commune analyse ce vandalisme comme un signe de détresse des réseaux. Selon lui, le travail de terrain mené avec le commissariat de Martigues, la BAC et les CRS commence à porter ses fruits. « Je crois qu’ils sont désespérés. Ils utilisent d'habitude les réseaux sociaux, mais là, ils ont employé des moyens franchement dégradants pour indiquer leurs points de vente. Ils ont beaucoup reculé en six ans, ils changent leur mode de vente car nous asséchons leurs réseaux. »

 

L'appel au Ministère : « On veut un commissariat mixte »

Face à cette délinquance qui « vit en marge de la société », Laurent Belsola ne veut pas se contenter de simples opérations de nettoyage menées par la régie de quartier. Il porte le combat sur le terrain politique et réclame des moyens pérennes au Ministère de l'Intérieur. « Le combat est politique. Les effectifs de police font avec ce qu'on leur donne, mais si un ministre décide de mettre des unités spéciales, ça change la donne. Nous demandons un commissariat mixte pour avoir notre police municipale et des policiers nationaux présents en permanence sur la ville. »

 

« On ne peut pas avoir peur »

« On ne peut pas reculer, on ne peut pas avoir peur face à ça. La population peut compter sur moi et mon équipe pour continuer à lutter contre les trafics », martèle l'élu. « Tout le monde a droit à la sécurité, dans les quartiers populaires comme dans les lotissements. On ne lâchera rien pour que tout le monde vive bien ensemble. »

 

photo crédit Facebook Laurent Belsola

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