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Faits divers
Vente de fruits et légumes en PACA : 47 procédures après des contrôles ciblés3min
Par Maritima 27/07/2026 à 13:30
De mi-juin à mi-juillet, les services de l'État ont mené une vaste opération « coup de poing » dans le secteur des fruits et légumes en région PACA. Au total, 139 points de vente et établissements ont été inspectés, menant à 47 procédures administratives et pénales. L'objectif : vérifier la traçabilité des produits et lutter contre la tromperie sur l'origine
139 établissements inspectés sur l'ensemble du territoire
Coordonnée par le pôle concurrence, consommation et répression des fraudes de la DREETS, cette campagne de contrôles a mobilisé les agents des DDPP et DDETSPP au lancement de la saison touristique. Les vérifications ont ciblé l'ensemble du réseau de distribution régional :
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96 exposants sur les marchés de plein air ou de gros ;
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26 stands de vente installés en bord de route ;
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15 grandes et moyennes surfaces (drives) ;
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4 exploitations agricoles.
Certaines interventions ont été menées en coopération avec l'Inspection du travail, la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et les polices municipales.
À l'issue de ces inspections, les services de la Préfecture de région PACA dressent le bilan :
« 47 suites administratives et pénales ont été engagées à l'encontre des professionnels en infraction : 22 courriers d'avertissements pour des manquements mineurs, 10 injonctions administratives ordonnant la mise en conformité des pratiques, 15 procès-verbaux administratifs et pénaux pour les infractions les plus graves. »
Faux produits locaux et usurpations de labels
Les contrôles ont révélé plusieurs manœuvres visant à tromper l'acheteur sur la qualité ou l'origine des produits. Les agents ont notamment relevé des « pratiques commerciales trompeuses, consistant notamment à commercialiser des produits sous la mention "producteur" alors que les denrées provenaient de colis dont les étiquettes d'origine avaient été volontairement retirées, ou à présenter comme issus de producteurs locaux des fruits ayant été réétiquetés ».
De nombreuses usurpations d'Indications Géographiques Protégées (IGP) ou de dénominations locales prestigieuses ont également été constatées, touchant des appellations emblématiques de la région :
« Usurpation d'Indications Géographiques Protégées (IGP) ou de dénominations locales prestigieuses telles que "Fraise de Carpentras", "Melon de Cavaillon", "Cerise du Ventoux", ou la mention "AB" (Agriculture Biologique) sans justification du respect des cahiers des charges ni présentation des factures d'achat. »
Des manquements plus classiques sur l'étiquetage ont aussi été relevés, comme l'absence de mentions obligatoires (origine géographique, variété, catégorie, prix au kilo) ou la présence de colis dépourvus de tout marquage.
Protéger les consommateurs et la filière régionale
Alors que l'activité estivale bat son plein, les autorités rappellent l'importance de maintenir une concurrence loyale et de protéger l'économie locale.
« En période estivale, l'activité soutenue des ventes de fruits et légumes nécessite une vigilance renforcée pour garantir une concurrence saine et loyale entre tous les opérateurs de la filière et préserver les consommateurs contre les pratiques trompeuses. Le client qui privilégie les produits locaux ou sous labels de qualité doit être assuré de la véracité de l'origine affichée. »
La préfecture souligne toutefois que « les anomalies constatées ne reflètent pas la situation générale du secteur mais résultent d'un ciblage préalable des contrôles », rappelant au passage que la majorité des producteurs et commerçants respectent scrupuleusement la réglementation. Des contrôles similaires sont menés tout au long de l'année sur l'ensemble des filières de la région.
Image: archive Maritima
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