La Ciotat
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Justice
La Ciotat : 10 000 € d'amende par jour pour les loueurs de transats illégaux, la justice a tranché2min
Par Maritima 25/08/2026 à 09:50
C’est la fin du bras de fer sur le sable ciotaden. Saisi par le Préfet des Bouches-du-Rhône, le Tribunal administratif de Marseille vient de rendre un verdict implacable : les sociétés occupant illégalement la Grande Plage de La Ciotat ont 48 heures pour plier bagage. En cas de résistance, la note sera salée : 10 000 € d’amende par jour de retard.
Le Tribunal administratif donne raison à l’État
Le couperet est tombé ce lundi. Le juge des référés du Tribunal administratif de Marseille a ordonné aux exploitants de transats qui occupaient encore indûment le domaine public maritime de libérer les lieux sans délai.
La décision est assortie d'une mesure de pression financière massive : les sociétés concernées disposent de deux jours seulement pour retirer tout leur matériel (matelas, parasols, structures). Passé ce délai, elles devront s'acquitter d'une astreinte de 10 000 € par jour de retard.
Des autorisations expirées depuis 2025
Pour comprendre ce dossier, il faut remonter à la fin de l'année dernière. Si la commune gérait auparavant ces espaces via des autorisations d'occupation temporaire (AOT), la dernière concession est arrivée à échéance le 31 décembre 2025.
La municipalité ayant choisi de ne pas renouveler ces titres pour la saison 2026, toute exploitation commerciale sur ces lots de plage est devenue illégale. En occupant le terrain sans droit ni titre, ces sociétés "empêchent les usagers de la plage, les familles notamment, de s'y installer librement", martèle la Préfecture dans son communiqué.
Un feuilleton qui dure depuis le début de l'été
Cette décision de justice vient valider l'action de force menée par les services de l'État il y a deux mois. Le 25 juin dernier, une opération "coup de poing" avait déjà marqué les esprits sur la Grande Plage de La Ciotat.
Les agents de la DDTM, épaulés par les forces de l'ordre, avaient alors procédé à la saisie de 330 transats et matelas. Malgré cette intervention et des procès-verbaux d'infraction assortis d'amendes pouvant grimper jusqu'à 30 000 € en cas de récidive, certains exploitants avaient tenté de maintenir leur activité. Ce nouveau jugement sonne cette fois le glas définitif de leur présence sur le sable.
La plage redevient un "espace pour tous"
À travers ce verdict, la justice réaffirme que le littoral est un bien commun appartenant à l’État. L’objectif affiché par la Préfecture et la Ville est de garantir une gestion équilibrée du littoral et d'assurer le libre accès à la mer pour tous les citoyens, sans obligation de payer une location de matelas.
A quelques jours de la fin de la saison estivale : de larges espaces de sable vont être rendus à la pose de la serviette gratuite.
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