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Justice
Dans les Bouches-du-Rhône, les forces de l’ordre multiplient les contrôles contre les trafics de stupéfiants3min
Par Mathys Murru01/10/2026 à 08:10
Du métro de Frais Vallon, aux commerces, en passant par les routes, policiers et gendarmes ont mené plusieurs opérations ce mercredi dans le département.
Face aux trafics de stupéfiants, les forces de l’ordre renforcent leur présence sur le terrain dans les Bouches-du-Rhône. À Marseille, plusieurs opérations ont été menées sur différents secteurs, notamment aux abords du métro Frais Vallon, dans des commerces, mais aussi sur les axes routiers.
La loi RIPOST prévoit notamment de nouvelles mesures pour renforcer les sanctions contre les consommateurs. Amendes, restrictions d’accès à certains secteurs ou encore conséquences sur le permis de conduire peuvent désormais s’ajouter aux sanctions existantes. « Le message, c’est d’arrêter de consommer parce que, d’une part, vous risquez de ne pas avoir accès à certains emplois. Vous allez payer des amendes qui vont être à plus de 500 euros. Vous allez être interdit de certains secteurs autour des points de deal. Et en plus, vous risquez de perdre votre permis. », explique Corinne Simon, préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône.
Pour les autorités, agir sur les consommateurs doit permettre de réduire la demande et, à terme, de fragiliser les réseaux. « S’il n’y a pas de consommateur, s’il n’y a pas de demande, alors il n’y aura pas d’offre. S’il n’y a pas d’offre, il n’y a plus de points de deal. S’il n’y a plus de points de deal, il n’y a plus de trafic de stupéfiants. », insiste la préfète.
Des commerces également dans le viseur
Les contrôles se sont aussi poursuivis dans les commerces. Dans une alimentation, des contenants à l’effigie de produits stupéfiants ont notamment été découverts. Une perquisition a alors été menée par les forces de l’ordre.
Avant cette intervention, plusieurs vérifications sont effectuées concernant le gérant du commerce. « On va effectuer l’ensemble des fichiers police, savoir si l’individu est déjà recherché, s’il est connu. On lui notifie ses droits eu égard à l’avocat, à la vie familiale et au médecin. », détaille la commandante Gambini.
La procédure peut ensuite se poursuivre avec une garde à vue et éventuellement une demande de fermeture administrative du commerce. « La procédure judiciaire peut s’articuler jusqu’à 48 heures de garde à vue. Et à l’issue, on formulera une demande de fermeture administrative auprès de la préfecture de police. », ajoute la commandante.
Des contrôles aussi sur les routes
Les militaires ont également procédé à plusieurs contrôles routiers. Lors de l’une des opérations, un véhicule transportant quatre enfants à l’arrière a été verbalisé, ceux-ci ne portant pas de ceinture de sécurité.
Pour le major Christophe, ce type de situation reste fréquent, notamment lors des petits trajets. « Il y a trop de personnes qui disent : pour un petit trajet, on va utiliser, on va le transporter, monter dans la voiture, quitte à ce que ça devienne presque un transport de voyageurs, où ça dépasse les cinq, six personnes. C’est trop fréquent et c’est malheureusement trop accidentogène », alerte ce dernier.
De la consommation aux commerces, en passant par les contrôles routiers, les forces de l’ordre cherchent ainsi à intervenir sur plusieurs fronts dans la lutte contre les stupéfiants.
Reportage complet en vidéo à retrouver ici.
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