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Marseille: l'ex-député LR Julien Ravier nie toute "chasse aux procurations"

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Par Cassandre Amouroux24/09/2024 à 12:55

Julien Ravier a été interrogé ce matin dans le cadre du procès sur les procurations illégales

L'ex-député et maire de secteur LR de Marseille Julien Ravier a nié mardi à son procès "toute chasse aux procurations", assurant n'avoir pas été "le donneur d'ordre" des procurations frauduleuses qui ont éclaboussé les municipales de 2020.

Veste bleue, jean, Julien Ravier, 46 ans, a été longuement interrogé sur son rôle dans la mise en place d'un système de procurations recueillies au profit du camp Les Républicains (LR) de la candidate Martine Vassal pour cette élection ultra-serrée qui s'était déroulée en plein Covid-19.

Elle s'était soldée par une victoire d'une union de la gauche dans la deuxième ville de France après un quart de siècle de règne du LR Jean-Claude Gaudin.

"Certes je suis le bénéficiaire, mais je ne suis pas le donneur d'ordres", a-t-il martelé, au sujet notamment de la cinquantaine de procurations effectuées aux noms de résidents d'un Ehpad qui pour la plupart étaient atteints de démence ou d'Alzheimer et donc pas en état de voter.

Son ex-directeur de cabinet mis en cause

L'ex-élu a mis en cause à plusieurs reprises son directeur de campagne qui était aussi son directeur de cabinet à la mairie des 11e et 12e arrondissements de Marseille, Richard Omiros.

"Je lui ai jamais demandé de faire des procurations illégales", soutient-il, indiquant l'avoir démis de ses fonctions dès que la presse a révélé, quelques jours avant le second tour, les soupçons de manœuvres frauduleuses dans l'Ehpad. Cet épisode pour lui est "abject": "Je n'aurais jamais pu tolérer ça", assure-t-il.

Deux ex-secrétaires de mairie avaient déjà raconté lundi la "pression" que Richard Omiros leur mettait pour effectuer des procurations. Ce dernier est absent au procès en raison d'un état dépressif lié à cette affaire. Son avocat, Me Claude Deboosere-Lepidi, a souligné que Julien Ravier semble n'assumer "aucune responsabilité".

"Vous essayez de faire reporter la responsabilité à des gens qui n'ont été que des subalternes", lui lance l'avocat. "L'objectif c'est de gagner, de recueillir un maximum de voix. Je ne suis pas quelqu'un qui s'est lancé dans une chasse aux procurations", lui répond Julien Ravier.

Le président l'a ensuite interrogé sur deux mails, dont il a été en copie comme Valérie Boyer, actuelle sénatrice LR, qui comportaient la liste des résidents de l'Ehpad avec comme objet "liste pour les procurations". "Je reçois 150 mails par jour", s'est défendu le prévenu.

Le procès doit durer jusqu'à vendredi et la plupart des 13 prévenus encourent cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

© Agence France-Presse

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