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Prison de Salon-de-Provence : "Il a essayé de lui trancher la gorge", un élève surveillant agressé, FO Justice réclame des mesures urgentes

3min

Par Maritima 19/01/2026 à 17:10

La violence a de nouveau frappé derrière les murs du centre de détention de Salon-de-Provence. Ce samedi soir, lors de la distribution des repas, un élève surveillant a été sauvagement agressé par un détenu armé d'un couteau artisanal. Invité de Maritima radio, David Delacourt, représentant du syndicat FO Justice, revient sur ce drame qui relance le débat sur la sécurité et la psychiatrie en prison.

C'est une scène d'une extrême violence qui s'est déroulée dans les coursives. Alors qu'il effectuait son travail, un jeune élève surveillant en formation a été attaqué par un détenu.
« Il a eu affaire à un détenu au profil psychiatrique qui n'a pas hésité à essayer de lui trancher la gorge avec un couteau brisé, un couteau artisanal en plastique taillé en pointe », raconte David Delacourt au micro de Manuel Danloy.
Transféré à l'hôpital, le jeune agent est sorti des soins. S'il n'est pas en danger physique, il reste « très touché psychologiquement ».

 

"Nous ne sommes pas des hôpitaux psychiatriques"

Pour le syndicat FO Justice, cet incident met en lumière un problème structurel : la gestion des détenus souffrant de troubles mentaux. Le centre de Salon, qui accueille 650 détenus (pour des peines longues), n'est pas équipé pour ces profils.
« Aujourd'hui, on n'est pas adaptés à recevoir ce type de population. Il y a des hôpitaux psychiatriques qui sont pleins... Tout est très complexe, on n'a pas cette formation qui relève carrément du médical », déplore le syndicaliste.
Ce détenu, jugé "ingérable", a été placé en quartier disciplinaire, mais le problème de fond demeure.

 

Taser contre bombes incapacitantes : le débat sur l'équipement

Suite à cette agression, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé vouloir doter les surveillants de bombes incapacitantes individuelles. Une mesure jugée insuffisante par FO Justice.
« Nous, on est toujours à la demande d'avoir des pistolets à impulsion électrique (Taser) pour les quartiers spécifiques », insiste David Delacourt.
Selon lui, le Taser permettrait de « neutraliser plus facilement ces personnes violentes sans devoir aller au contact », réduisant ainsi les risques de blessures pour le personnel.

En réaction, les surveillants ont organisé des blocages et des débrayages ce week-end et ce lundi matin, réclamant plus de sécurité et une meilleure prise en charge des détenus dangereux.

 

🎧 Écoutez ici l'interview complète de David Delacourt au micro de Manuel Danloy (replay disponible une semaine)

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