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TOC : quand l’habitude devient une obsession. Les conseils de la coach Maritima

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Par Géraldine Ramelot11/02/2026 à 12:00

Vérifier trois fois si la porte est fermée, ranger ses vêtements de façon millimétrée ou s'assurer sans cesse que son portefeuille est en place... Ces gestes peuvent sembler anodins. Pourtant, lorsqu'ils deviennent envahissants, on parle de Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC). Dorothée Bruni, psychologue et coach sur Maritima, nous aide à mieux comprendre ce mécanisme et à s'en libérer.

Nous avons tous nos petites manies. Mais comment savoir si l'on a simplement un tempérament précautionneux ou si l'on souffre d'un véritable trouble ? Pour Dorothée Bruni, la limite se situe dans la répétition et le caractère "intrusif" de la pensée.

 

Le cycle infernal : anxiété, soulagement, culpabilité

Le TOC ne se résume pas à une simple habitude. C'est une pensée qui "ne lâche jamais". Le processus est souvent le même :

  1. L'obsession : Une pensée irrationnelle ou absurde surgit (la peur d'avoir mal fermé le gaz, par exemple).

  2. L'anxiété : Cette pensée génère une forte angoisse.

  3. La compulsion : On effectue un geste (la vérification) pour calmer cette angoisse.

  4. Le soulagement éphémère : Le calme revient quelques instants, avant de laisser place à la culpabilité et au retour de l'obsession.

"La plupart de ces pensées ne sont pas rationnelles. Celui qui le ressent en a conscience et se dit : 'ce n'est pas possible que je pense comme ça'. C'est ce décalage qui nourrit la culpabilité", explique Dorothée Bruni.

 

Au-delà de la vérification : les TOC "tabous"

Si les TOC de vérification sont les plus connus, il existe des formes plus secrètes et douloureuses, comme les phobies d'impulsion.
Il s'agit de pensées obsédantes où la personne craint de commettre un acte grave (agression, comportement inapproprié) alors qu'elle n'en a absolument pas l'envie. Ces pensées génèrent une honte profonde qui empêche souvent les patients de consulter. "Ce sont des mécanismes qui envahissent l'individu et qu'il ne peut pas gérer seul", souligne la psychologue.

 

Comment se soigner et reprendre le contrôle ?

La bonne nouvelle est que les TOC se soignent et se stabilisent. Deux approches principales existent :

  • Les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) : Elles visent à baisser l'intensité du symptôme pour rendre le quotidien plus vivable.

  • L'approche analytique : Elle cherche à comprendre l'origine du trouble, pourquoi il s'est mis en place.

 

Faire le premier pas : briser la honte

Le conseil majeur de notre coach est de ne pas rester seul avec sa souffrance.

  1. Consulter son médecin généraliste : C'est la première étape indispensable.

  2. Pousser la porte d'un professionnel : Psychologue clinicien ou thérapeute spécialisé.

"Il faut mettre de côté sa culpabilité et sa honte", conclut Dorothée Bruni. Reprendre le contrôle de son quotidien est possible dès lors que l'on accepte d'être accompagné.

 

 

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