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Prison de Luynes : les images de vidéosurveillance disculpent les surveillants accusés de viol

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Par Norhène Ouerfelli11/09/2026 à 10:03

Dénouement judiciaire dans l'affaire qui secouait le centre pénitentiaire de Luynes depuis le mois de juillet. Accusés de violences sexuelles par un détenu, plusieurs surveillants viennent d'être totalement mis hors de cause. Ce vendredi 11 septembre, le Procureur de la République d'Aix-en-Provence a annoncé le classement sans suite de la procédure, les images de vidéosurveillance ayant formellement démenti les propos de l'accusateur.

L’affaire avait suscité une vive émotion et de nombreux relais médiatiques au début de l’été. En juillet 2026, un homme incarcéré au centre pénitentiaire de Luynes affirmait avoir été victime de violences sexuelles de la part de plusieurs surveillants de l'établissement. Des accusations précises et circonstanciées qui avaient immédiatement déclenché l'ouverture d'une enquête par le parquet d’Aix-en-Provence.

 

Des lésions constatées, mais une scène "imaginaire"

Saisis dès le 21 mai dernier, les enquêteurs du commissariat d’Aix-en-Provence ont mené des investigations approfondies pour des chefs de viol et agression sexuelle. Si des examens médicaux avaient effectivement révélé des lésions sur le plaignant, le reste de l'enquête a apporté une conclusion radicalement différente.

Dans son communiqué, le Procureur de la République précise que les actes d’investigation, et plus particulièrement l'exploitation des images de vidéosurveillance, ont permis de faire toute la lumière sur les faits. Ces images, se rapportant précisément au moment de la "soi-disant scène de violences sexuelles", ont établi "sans contestation possible" que les accusations portées contre les agents ne correspondaient à aucune réalité factuelle.

 

Absence d'infraction et classement sans suite

Selon les conclusions du parquet, les blessures constatées sur le détenu n'ont pas pu être infligées dans le contexte dénoncé. En clair : les surveillants pénitentiaires ont été faussement accusés par le détenu.

Face à ces preuves irréfutables, la justice a décidé de ne donner aucune suite à cette procédure. Elle est désormais officiellement classée au motif d'absence d'infraction. Ce dénouement vient clore une période de forte tension pour le personnel de la prison de Luynes, dont l'intégrité avait été publiquement remise en question.

 

MaJ 14/09 : le communiqué de l'avocate du détenu

"Le vendredi 11 septembre 2026, plusieurs médias ont relayé le classement sans suite, par le procureur de la République d'Aix-en-Provence, d'une plainte déposée le 22 mai 2026 dénonçant un viol commis par des personnels pénitentiaires sur une personne détenue. Nous ne pouvons que regretter cette décision, ainsi que le traitement médiatique qui en a été fait. Celui-ci a suscité une confusion qu'il convient de dissiper sans délai : un classement sans suite ne constitue pas une décision juridictionnelle et ne saurait être assimilé à une déclaration d'innocence des personnes concernées. La gravité des agissements dénoncés, leur contexte et les conséquences particulièrement lourdes qu'ils ont eues pour le plaignant imposent que leur examen puisse se poursuivre dans le cadre d’une information judiciaire, avec toutes les garanties qui y sont attachées.
Une plainte avec constitution de partie civile a ainsi été déposée ce lundi 14 septembre 2026 auprès de Monsieur le doyen des juges d'instruction du tribunal judiciaire d'Aix-en-Provence. Elle vise notamment les qualifications de viol aggravé, agression sexuelle aggravée, actes de torture ou de barbarie aggravés, violences volontaires aggravées, incitation au suicide, non- assistance à personne en danger et mise en danger d'autrui. Cette démarche vise à permettre que les accusations portées soient examinées avec toute la rigueur qu'elles appellent, dans le respect des droits de la défense et de ceux des parties civiles.
Nous appelons chacun à la retenue, au respect du secret de l'instruction, et à ne pas aggraver, par des commentaires publics, ce que le plaignant et ses proches ont déjà subi. Toute personne détenue demeure titulaire de droits fondamentaux. La privation de liberté ne saurait en aucun cas légitimer qu’il soit porté atteinte à sa dignité et à son intégrité physique".

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