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Marseille, Port-de-Bouc, Vitrolles... : ne manquez pas "Fora" avec la contorsionniste Alice Rende2min
Par Maritima 22/01/2026 à 11:28
Le festival des arts du cirque "L'Entre2 BIAC" continue de surprendre. Parmi les pépites de la programmation, "Fora" de la compagnie AR offre une expérience visuelle et émotionnelle unique. Alice Rende, circassienne italo-brésilienne, y explore les limites du corps et de l'espace. Invitée du Grand Réveil sur Maritima, elle nous parle de contorsion, d'enfermement et... de planches à clous.
Oubliez l'image de la femme caoutchouc qui sourit en faisant le grand écart. Avec Alice Rende, la contorsion devient un langage théâtral. Dans Fora ("dehors" en portugais), l'artiste évolue dans une boîte en plexiglas d'à peine un mètre de côté. Un spectacle proposé dans le cadre du festival des arts du cirque "L'Entre2 BIAC".
« Le spectacle est très théâtral, il commence avec un corps plutôt quotidien, ce qui donne le temps aux gens de s'identifier avec le personnage », explique-t-elle au micro de Laurent Coureau.
Ce n'est qu'ensuite que la prouesse physique intervient, créant une « connexion » et une « empathie » bien plus forte qu'une simple démonstration technique.
Une métaphore de l'inadaptation
Pourquoi s'enfermer dans une boîte ? Pour Alice Rende, c'est une image universelle.
« Le point de départ, c'est une sensation qu'on connaît tous : la sensation d'inadaptation, de ne pas trop rentrer dans les cadres », analyse l'artiste.
En se tordant pour échapper à sa cage transparente, elle raconte une lutte pour la liberté. « Tout le spectacle est écrit pour qu'à un moment on se sente libéré. C'est l'évasion de cette sorte de cage qui prend longtemps pour se construire. »
Pour la contorsionniste, cette performance est aussi un hymne à la tolérance : « Parfois, s'accepter soi-même, accepter la différence, c'est peut-être ça la plus belle liberté ».
Du fakirisme en bonus ?
Alice Rende ne s'arrête pas là. Curieuse insatiable, elle explore une nouvelle discipline qu'elle partagera lors d'un atelier début mars à l'Usine du ZEF : le fakirisme.
Mais là encore, l'approche est singulière. Il ne s'agit pas de marcher sur des braises, mais d'interagir avec des objets du quotidien recouverts de clous (tables, chaises, skateboards...).
« On ne va pas apprendre aux gens à faire du fakirisme, on va explorer ensemble. C'est pour les curieux », précise-t-elle.
Les dates à ne pas manquer :
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Ce soir : À l'Usine du ZEF (Marseille, 15e).
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Vendredi : À Pertuis.
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Mercredi 28 janvier : Au théâtre Le Sémaphore à Port-de-Bouc.
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Fin janvier : Au théâtre de Fontblanche à Vitrolles (30 et 31/01).
crédit photos Christophe Raynaud de La Gage
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