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Bouches-du-Rhône : « C'est un cocktail détonnant », Atmosud explique le premier pic de pollution à l’ozone de l’année

3min

Par Maritima 27/05/2026 à 11:01

Le soleil brille, les températures grimpent, mais la qualité de l’air en pâtit. Les Bouches-du-Rhône ont connu hier leur premier épisode de pollution à l’ozone de la saison. Invitée ce matin de Didier Gesualdi sur Maritima radio, Laetitia Mary, d'Atmosud PACA, décrypte ce phénomène qui touche particulièrement Marseille et l’Étang de Berre. Si le vent apporte un répit aujourd'hui, la vigilance reste de mise.

C’est le revers de la médaille des fortes chaleurs. Depuis ce week-end, une vague de chaleur s’est installée sur la région, entraînant avec elle une dégradation de l’air que nous respirons. Hier, Atmosud a déclenché une procédure préfectorale d'information pour le département des Bouches-du-Rhône.

 

Industrie, transports et chaleur : le mélange critique

Pour Laetitia Mary, la situation s'explique par une combinaison de facteurs géographiques et météorologiques bien connue en Provence. « On a le cocktail qu’il faut : les polluants précurseurs avec le transport et les industries, notamment avec le pôle de l’Étang de Berre, et puis la chaleur et le soleil évidemment. Ce sont ces réactions photochimiques qui créent tout ce cortège de polluants, dont l’ozone est un traceur », explique-t-elle au micro de Maritima.

Cette accumulation a conduit à une qualité de l’air jugée « mauvaise » sur une large partie du territoire.

 

Le Mistral en sauveur, mais une qualité de l'air qui reste "mauvaise"

Bonne nouvelle pour ce mercredi : la procédure d’alerte n’est pas reconduite. L’arrivée du vent va permettre de disperser les particules polluantes.

« Météo France prévoit du Mistral dans la vallée du Rhône pour aujourd’hui et pour demain, puis des arrivées d'orages certainement liées aux fortes chaleurs dès vendredi », précise Laetitia Mary. « Ce sont des situations météorologiques plus dispersives qui devraient un petit peu balayer les polluants précurseurs de l'ozone. »

Cependant, la prudence reste de mise. Si les seuils réglementaires ne devraient pas être dépassés aujourd'hui, l'experte prévient : « On aura toujours une qualité de l'air mauvaise. Les recommandations sanitaires et comportementales restent de vigueur malgré tout. »

 

Des épisodes moins intenses, mais plus longs

Sur le long terme, Atmosud note une tendance paradoxale. Grâce aux efforts industriels et à l’évolution du parc automobile, les polluants précurseurs ont baissé de près de 40 % en dix ans. Les pics de pollution sont donc moins "violents" qu'autrefois, mais ils ont tendance à s'étirer dans le temps.

« On observe, notamment sur le mois de juin ces dernières années, des canicules qui durent assez longtemps et pendant lesquelles on a des épisodes photochimiques assez longs qui risquent de se reproduire effectivement », conclut Laetitia Mary.

 

Rappel des bons gestes

Pendant ces épisodes, il est conseillé de :

  • Limiter les activités sportives intenses en extérieur.

  • Éviter l'utilisation de solvants et les travaux de bricolage ou jardinage polluants.

  • Privilégier les modes de transport doux ou le covoiturage pour ne pas alimenter le "cocktail" de polluants.

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