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Lycées : cours suspendus en fin de semaine pour "un temps de démocratie interne", annonce Lecornu2min
Par Maritima 06/10/2026 à 15:32
Sébastien Lecornu a annoncé la suspension des cours au lycée en fin de semaine pour organiser un "temps de démocratie interne" avec les élèves qui manifestaient à nouveau mardi pour réclamer des moyens supplémentaires pour leurs établissements.
Le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray "a décidé de libérer du temps. Dès demain matin, dès jeudi, dès vendredi, banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction, à chaque proviseur, d'avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée", a affirmé le Premier ministre devant l'Assemblée nationale.
"On ne peut pas laisser un espace de tolérance à la violence", dit Lecornu
"On ne peut pas laisser un espace de tolérance à la violence", a affirmé Sébastien Lecornu devant l'Assemblée nationale, mardi, jour d'une nouvelle mobilisation des lycéens, en appelant la classe politique à "faire corps" avec les fonctionnaires touchés par ces violences.
"Dans une démocratie qui fonctionne, la responsabilité individuelle des individus, des citoyens, y compris des mineurs, existe", "brûler un lycée n'améliore pas la situation bâtimentaire des lycées", "lyncher un professeur n'améliore pas le taux de remplacement des professeurs", a déclaré le Premier ministre, lors de la séance des questions au gouvernement. "Il n'y a pas de service public dans la République sans que la classe politique ne fasse corps derrière" les fonctionnaires, a-t-il ajouté, en jugeant "pas acceptable" qu'il y ait "une banalisation de cette violence contre les personnels de l'éducation nationale".
Parler d'"instructions politiques de répression policière" est un "mensonge"
Parler d'"instructions politiques de répression policière" contre les manifestations de lycéens est un "mensonge", a assuré mardi le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a évoqué des "accidents" et reproché à La France insoumise de "souffle(r) sur les braises".
"Est-ce que, dans une manœuvre aussi sensible d'ordre public, des accidents peuvent arriver? La réponse est oui. Et je dis accident puisque je vois là aussi la terminologie qui est employée de violences policières. Violences policières suggérerait qu'il y ait des instructions politiques de répression policière. C'est faux, c'est un mensonge et c'est jeter l'opprobre sur la police de la République", a déclaré M. Lecornu devant l'Assemblée nationale.
Lecornu accuse LFI d'avoir le "projet politique de bordéliser le pays" avant la présidentielle
Sébastien Lecornu a accusé mardi La France insoumise (LFI) d'avoir le "projet politique" de "bordéliser le pays" avant l'élection présidentielle et de "semer le chaos" depuis le début du mouvement des lycéens, qui manifestent mardi.
"La réalité, c'est que vous êtes ambigus avec la violence car la violence fait partie de votre projet politique de bordélisation du pays entre maintenant et l'élection présidentielle". "Mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement. Semer le chaos comme vous le faites depuis le début du mouvement lycéen est un scandale" et "nous ne vous laisserons pas faire", a répondu le Premier ministre, vivement attaqué par la présidente du groupe insoumis, Mathilde Panot.
Lecornu promet de "corriger" ce "qu'on peut corriger" sur Parcoursup
"Tout ce qu'on peut corriger" dans le dispositif d'orientation Parcoursup "nous le corrigeons", a promis Sébastien Lecornu devant l'Assemblée nationale, à propos d'une des demandes des lycéens qui manifestaient à nouveau mardi.
"Il y a évidemment des questions sur Parcoursup", a affirmé le Premier ministre, en rappelant que le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, avait mis en place "déjà un certain nombre de consultations et de groupes de travail". "Est-ce qu'il y a besoin de davantage de transparence (pour Parcoursup) ? Le ministre et moi, nous sommes convaincus, la réponse est oui. Est-ce qu'il faut beaucoup plus de simplicité ? La réponse est oui", a-t-il ajouté.
avec AFP
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