Bouches-du-Rhône
-
Politique
« La récréation est terminée » : Ludovic Perney, nouveau patron des Républicains dans les Bouches-du-Rhône, dévoile sa ligne3min
Par Maritima 11/06/2026 à 09:59
Élu avec 71 % des voix face à Catherine Pila, Ludovic Perney prend la tête de la fédération LR des Bouches-du-Rhône dans un climat de fortes turbulences. Invité ce matin de Didier Gesualdi sur Maritima Radio, le nouveau président, soutenu par Bruno Retailleau, affiche son ambition : faire de la fédération locale la première de France et siffler la fin des divisions internes.
C'est un score sans appel. En récoltant plus de 70 % des suffrages, Ludovic Perney a reçu un mandat clair des militants. Pour ce jeune avocat, engagé en politique depuis l'âge de 14 ans, cette victoire est à la fois un honneur et un défi. « Cette confiance m'honore autant qu’elle m’oblige. Elle vient marquer la reconnaissance d’un engagement où je n’ai jamais varié dans mes convictions », a-t-il déclaré au micro de Maritima.
Objectif : La première fédération de France
Alors que la droite locale et national traverse une zone de tempêtes, notamment avec le départ de Laurence-Agnès Caradec (ex présidente de la fédération) vers le camp d'Éric Ciotti, Ludovic Perney veut transformer sa fédération en navire amiral. « Nous allons donner un nouveau cap. On va faire de cette fédération la première fédération de France », martèle-t-il.
Pour y parvenir, il mise sur une incarnation renouvelée avec de nouveaux visages comme Robin Prétot (maire d'Istres), David Ytier (adjoint à Salon) ou encore Romain Amaro (maire des Pennes-Mirabeau), revenu à la fédération LR hier.
Sécurité et valeurs : « Le ciel est bleu, on a le droit de le dire »
Interrogé sur la concurrence du Rassemblement National, le nouveau président refuse de laisser certains thèmes à l'extrême droite. « La sécurité n’appartient à aucun parti politique. Ce n’est pas parce que Madame Le Pen dit que le ciel est bleu qu’on n’a plus le droit de dire qu’il est bleu ! », s'exclame-t-il.
Ludovic Perney prône une droite ferme sur les questions régaliennes (justice, sécurité) tout en restant fidèle à une fibre sociale et libérale. « Il faut l’amour de la France, l’amour de notre drapeau. C'est pour ça que je me suis engagé. »
Sénatoriales : l'heure du grand ménage ?
Le dossier brûlant des élections sénatoriales arrive à grands pas. Avec une droite locale divisée entre les partisans d'un rapprochement avec la majorité présidentielle (Renaissance) portés par Renaud Muselier et une ligne plus traditionnelle incarnée par Valérie Boyer, Ludovic Perney va devoir jouer les arbitres.
Son message aux cadres du parti est limpide : « La récréation est terminée. Nous allons remettre de l’ordre dans tout ça avec humilité, travail et confiance. La politique, c’est rassembler et additionner, pas se déchirer. »
Il rencontrera prochainement Bruno Retailleau à Paris pour discuter de la commission nationale d'investiture. Son but : présenter une ligne claire et unie pour éviter une hémorragie vers les extrêmes ou la macronie. « Les Républicains doivent être de la partie. Pas pour nous, mais pour notre pays », conclut-il avant de se remettre « au travail ».
A lire aussi
France
-
Politique
Justice criminelle : le projet de loi de Darmanin rejeté en commission à l'Assemblée
Marseille
-
Politique
Le procès à Marseille du député Insoumis Sébastien Delogu renvoyé en octobre
Istres
-
Politique
Robin Prétot (Istres) : "Le système Bernardini, c'est fini"
Marseille
-
Politique
« On ne cherche pas la rentabilité, mais le confort des familles » : Audrey Gatian (SPLA-IN) dévoile ses priorités pour le logement à Marseille

