Bouches-du-Rhône
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Politique
Élections sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : Jérémy Bacchi (PCF) défend son bilan et appelle au rassemblement5min
Par Didier Gesualdi19/09/2026 à 13:00
Invité de l’émission Rue de la République (en partenariat avec Maritima et La Marseillaise), Jérémy Bacchi, sénateur communiste sortant et candidat aux élections sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, détaille ses propositions pour les collectivités locales et la Métropole Aix-Marseille-Provence.
Alors que la campagne des sénatoriales bat son plein, Jérémy Bacchi (PCF), candidat à la tête d'une liste réunissant le Parti Communiste, le Parti Socialiste et Les Écologistes, était l'invité de l'émission Rue de la République. Face aux enjeux locaux et nationaux, le sénateur sortant entend s'appuyer sur son bilan de proximité et porter une voix forte face aux politiques d'austérité.
Un bilan de proximité et de défense des collectivités locales
Interrogé sur les raisons qui devraient pousser les grands électeurs à renouveler leur confiance à la gauche, Jérémy Bacchi met en avant le travail accompli au Sénat par la composante de gauche depuis 2020 :« Le bilan des sénatrices et des sénateurs de gauche [...], c’est notamment la riposte que nous avons menée aux différents gouvernements sur les coupes budgétaires aux collectivités. Plus de 5 milliards d’euros l’année dernière, plus de 5 milliards d'euros sur l'exercice encore précédent. »
Pour le sénateur sortant, la priorité absolue reste le soutien direct aux communes et à leurs habitants, indépendamment des étiquettes politiques : «Quand on œuvre dans l’intérêt général, on le fait dans l’intérêt des populations qui vivent sur ces communes ou sur ces villages, sans se soucier d’ailleurs de l’étiquette politique des maires. »
Objectif sénatoriales : faire progresser la gauche et décrocher un 4ᵉ siège
Face aux divisions observées au sein du paysage politique et aux risques de dispersion des voix chez les grands électeurs, Jérémy Bacchi fixe un cap clair pour son rassemblement : « Nous avions fait 987 voix lors de l’élection sénatoriale de 2020. Il faut que nous progressions en nombre de voix aujourd’hui [...]. En tout cas, c’est l’objectif que l'on peut s'assigner, en espérant évidemment que cette progression nous permette de rentrer le quatrième [siège]. »
Répondant aux avertissements formulés dans la presse sur le risque d'une dispersion favorable à l'extrême droite, il rappelle les spécificités du mode de scrutin : « Le mode de scrutin d’une élection sénatoriale a plutôt tendance à favoriser les listes qui font le plus grand nombre de voix [...]. En portant les suffrages sur la liste que j’ai l’honneur de conduire, on prend à la fois moins de risques avec l’élection d’un ou d’une sénatrice supplémentaire soit d’extrême droite, soit éventuellement de droite. »
Métropole Aix-Marseille-Provence : comment sortir de la crise financière ?
La situation budgétaire de la Métropole Aix-Marseille-Provence constitue l'un des enjeux majeurs du territoire. Pour Jérémy Bacchi, il est urgent de sortir des logiques de coupes d'investissements et d'offrir des marges de manœuvre financières pérennes : « Ma logique, c’est de dire qu'il faut sortir des logiques d’austérité, il faut faire grossir le gâteau pour permettre aux communes de coopérer plutôt que de se faire la guerre ou d’être en concurrence les unes avec les autres. »
Augmentation du versement mobilité et concertation avec les entreprises
Parmi les leviers envisagés, le sénateur plaide pour une révision du versement mobilité afin de financer les infrastructures de transports indispensables au désenclavement du territoire : « Je prône l’augmentation du versement mobilité, qui est aujourd’hui un sujet important parce que c’est précisément sur la partie transports que le bas blesse en matière budgétaire [...]. Il faut entamer dès maintenant un travail de concertation avec les entreprises de notre territoire pour regarder comment l’augmentation du versement mobilité pourrait être utile à l’ensemble de notre territoire. »
Un établissement dédié aux transports ?
À la question d'isoler la gestion des transports métropolitains via une structure dédiée (sur le modèle de la RATP), Jérémy Bacchi se montre ouvert au débat si cela permet de débloquer les financements de l'État : « Si ce frein persiste, peut-être effectivement qu’il faudra réfléchir à créer un autre EPCI spécifique aux transports et exclusivement aux transports, pour sécuriser cela et permettre justement à la puissance publique, à l’État, d’abonder via le GIP notamment sur cette EPCI-là. »
Risque de contestation sociale face aux budgets nationaux
Au niveau national, alors que les tensions budgétaires et sociales s'accumulent, Jérémy Bacchi anticipe une forte mobilisation citoyenne et syndicale contre la rigueur budgétaire : « Ce n’est pas le climat social qui se détériore, ce sont les politiques gouvernementales [...] qui sont les causes de la colère sociale. Et moi je me réjouis, pour le coup, que les travailleuses, les travailleurs, les jeunes, les retraités soient en capacité de s’organiser et de riposter face à l’ensemble de ces mauvais coups. »
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