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Laure-Agnès Caradec (LR) sur Maritima : "Il faut une rupture sur des idées simples" pour sortir de la crise

3min

Par Maritima 09/10/2025 à 11:00

Alors que la France traverse une crise politique majeure, sans gouvernement clairement établi, l'heure est à la recherche de solutions. Invitée de la rédaction de Maritima ce matin, Laure-Agnès Caradec, présidente de la fédération Les Républicains des Bouches-du-Rhône, a plaidé pour un changement de cap rapide. Elle appelle de ses vœux un gouvernement qui s'éloigne des "enjeux présidentiels" et répond enfin aux attentes des Français.

 

"L'économie attend de la stabilité et de la confiance"

 

Face à une situation politique qu'elle juge "un peu inextricable", Laure-Agnès Caradec a d'abord alerté sur les conséquences économiques. "On a une économie qui attend de la stabilité et un minimum de confiance", a-t-elle souligné au micro de Didier Gesualdi. Elle a notamment rappelé la pression des agences de notation et l'urgence financière : "Nous n'avons que deux mois de trésorerie devant nous", a-t-elle insisté, précisant que cet argent sert notamment à financer les retraites.

Pour la patronne des LR 13, la solution passe par la nomination d'un nouveau Premier ministre et la formation d'un gouvernement "loin du pouvoir et loin des enjeux présidentiels, c'est ce qui a été demandé et ce qui est souhaité pour gouverner la France".

 

Jean-Louis Borloo, l'homme d'une possible "rupture" ?

 

Interrogée sur les personnalités capables d'incarner ce changement, Laure-Agnès Caradec a avancé un nom : Jean-Louis Borloo. "Je pense que c'est un homme qui pourrait incarner la rupture attendue", a-t-elle estimé. Selon elle, au-delà de la "cuisine politique navrante", il est urgent de répondre aux attentes claires des Français :

  • La sécurité.

  • La lutte contre l'immigration.

  • Le pouvoir d'achat.

  • L'éducation, le respect et le patriotisme.

Fidèle à la ligne de son parti, elle a balayé l'idée de nouvelles taxes, se disant exaspérée par ce mot. "On est le pays le plus taxé. [...] Je pense qu'il faut faire des économies", a-t-elle martelé.

 

Fin du "ni-ni" : "Pas une voix pour la gauche"

 

Laure-Agnès Caradec a également confirmé la nouvelle ligne politique de LR, actée hier par son président Bruno Retailleau : la fin du "front républicain" traditionnel. Désormais, la consigne est claire : "C'est clairement pas une voix pour la gauche". Elle réfute cependant l'idée de donner des consignes de vote précises. "Je pense que les Français savent ce qu'ils doivent voter. On n'est pas là pour leur dire 'vous devez voter'", a-t-elle déclaré, affirmant que la "responsabilité des électeurs est pleine et entière".

Pour autant, elle a exclu tout rapprochement avec le Rassemblement National, citant des désaccords de fond majeurs, notamment sur la réforme des retraites que LR ne soutiendra jamais.

 

La droite "joue sa survie et sa crédibilité"

 

En conclusion, la conseillère municipale marseillaise a admis que cette séquence politique est cruciale pour sa famille politique. "La droite classique joue sa survie dans cette séquence politique", a-t-elle reconnu, ajoutant qu'elle jouait aussi "sa crédibilité" face à des Français "excédés par ce spectacle".

🎧 Pour en savoir plus, écoutez l'intégralité de l'interview de Laure-Agnès Caradec au micro de Didier Gesualdi.

 

Retrouvez l'invité de la rédaction sur maritima radio du lundi au vendredi à 8h15 et 12h15 au micro de Didier Gesualdi

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