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Aix-en-Provence

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Justice

Figure du narcobanditisme marseillais, Christopher Aouni condamné à Aix à 30 ans de prison

2min

Par Maritima 19/09/2026 à 08:01

La cour d'assises spéciale des Bouches-du-Rhône a condamné vendredi à trente ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté des deux tiers Christopher Aouni, 41 ans, que la police judiciaire dépeint comme un électron libre du narcobanditisme marseillais.

Jugé pour une tentative d'assassinat en bande organisée en mai 2020 à Perpignan, il a toujours clamé son innocence et réclamait son acquittement.

Selon l’accusation, qui avait requis cette peine, le Marseillais avait été recruté par une équipe de malfaiteurs pour un coup de force contre un clan adverse avec notamment comme enjeu le contrôle  du "four de Bétriu", un point de deal d’une cité perpignanaise dégageant un chiffre  d’affaires quotidien entre 30.000 et 50.000 euros.

La même peine a été prononcée contre Aldo Buonocore qui, selon l’accusation, aurait participé aux faits aux côtés de Christopher Aouni et contre Hakim Djidel, présenté comme le commanditaire de ces coups de feu tirés sur le véhicule d’un membre du clan rival.

A l’étranger au moment des faits, Hakim Djidel n’a jamais été entendu et la cour a confirmé un mandat d’arrêt.

Christopher Aouni a fermement nié être l’utilisateur d’un téléphone portable retrouvé dans la villa qu’il occupait au Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) et sur lequel les enquêteurs sont parvenus à déchiffrer des messages cryptés sans ambiguïté sur la participation du titulaire de la ligne à la fusillade.

Quatre autres accusés ont été condamnés pour complicité de tentative d’assassinat à des peines allant de huit ans de prison à vingt-huit années de réclusion  criminelle et un autre jugé uniquement pour association de malfaiteurs a été acquitté.

Pour Christopher Aouni, ce verdict intervient dix mois après une précédente condamnation à trente ans de réclusion criminelle prononcée par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour un double assassinat commis  en février 2016 à Marseille dans un contexte de guerre des clans, dont il a fait appel.

Il doit comparaître fin octobre devant la cour d’assises spéciale de Paris, soupçonné d’avoir pris part à l’assassinat en mars 2020 d’un trafiquant à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise).

Enfin, il sera prochainement jugé pour l'exécution d’un membre de l'équipe dite "de Marignane" avec laquelle il avait rompu. Cet assassinat, qu'il conteste également, avait eu lieu en septembre 2018 devant l'hôpital de Martigues (Bouches-du-Rhône) où la victime accompagnait son épouse pour accoucher.

En février 2024, la cour d’assises d'appel du Var l'avait acquitté d’un assassinat perpétré dans une cité marseillaise en mars 2018.

 

© Agence France-Presse

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