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Municipales 2026 à Fos-sur-Mer : "Sauver la ville de la médiocrité et de la haine", martèle Rémi Esnault sur Maritima

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Par Maritima 20/03/2026 à 14:05

Arrivé en deuxième position au soir du premier tour (30,70 %), Rémi Esnault (Divers Gauche) refuse de parler de ballottage défavorable. Invité ce matin sur Maritima, le candidat soutenu par René Raimondi lance un appel à la mobilisation pour faire barrage à Philippe Maurizot (RN). Entre défense du bilan municipal et critiques acerbes contre ses adversaires, il se pose en garant du "modèle fosséen".

À Fos-sur-Mer, l'entre-deux-tours se déroule dans un climat de tension électrique. Face à la poussée du Rassemblement National, arrivé en tête dimanche dernier, Rémi Esnault assume son rôle de rempart. "Je ne qualifie pas le ballottage de défavorable. C’est l’honneur républicain que nous devons assumer. Nous sommes la liste qui arrive en tête face au Front National... j'emploie encore la vieille terminologie à dessein", a-t-il déclaré d'emblée au micro de Didier Gesualdi.

 

Le "danger" du Rassemblement National

Pour le candidat de la liste "Notre Fos", la montée de l'extrême droite s'explique par une "imprégnation nationale" regrettable. Rémi Esnault n'a pas mâché ses mots pour décrire ce que signifierait, selon lui, une victoire de Philippe Maurizot : "Le FN à la ville, ça veut dire la fin du service public, la fin de la cohésion sociale, la fin de tout, la fin de l’esprit fosséen. Cet esprit village où tout le monde se connaît et où on vit bien ensemble."

Il dénonce une stratégie basée sur "la haine et la médiocrité", qualifiant les partisans du camp d'en face d'"idiots utiles".

 

Un tacle à l'alliance Leroy-Fayolle

Interrogé sur la fusion des listes de Jean-Michel Leroy et Jean Fayolle pour le second tour, Rémi Esnault s'est montré particulièrement sceptique, y voyant un calcul purement électoraliste sans fondement programmatique :
"C’est le mariage de la carpe et du lapin. Quand on propose des choses impossibles à avaler aux électeurs, ils ne sont pas dupes, heureusement d'ailleurs."

Rémi Esnault défend au contraire sa propre légitimité et celle de son équipe sortante : "Nous avons prouvé que nous savions faire des équipements et du service public. Les autres n'ont jamais été que dans le virtuel, ils n’ont jamais exercé de responsabilités. Quand on ne sait pas, on peut raser gratis."

 

"Une piqûre de rappel très utile"

Face à l'abstention et aux résultats du premier tour, le candidat veut croire à un sursaut citoyen ce dimanche 22 mars. Pour lui, une partie de son électorat a péché par excès de confiance : "La ville n’est pas fracturée, c’est juste un problème de boussole. On nous a fait peut-être — c’est un paradoxe — trop confiance. Notre électorat s'est dit qu'on était tellement larges qu'il n'y avait pas forcément besoin de se mobiliser. La piqûre de rappel a été très utile."

 

Défense du profil "techno"

Critiqué par certains pour un profil jugé trop technique, l'ancien directeur de cabinet de René Raimondi balaie l'argument d'un revers de main : "Cela n’a pas été reproché par la population, mais par ceux qui avaient une soif de pouvoir. C’est ce microcosme qui a vibré, mais la population a totalement validé le choix."

Rémi Esnault conclut en appelant les Fosséens à voter pour "ce qui est le mieux pour eux", rappelant que dimanche, le choix se fera entre la poursuite du développement de la ville et un "recul intégral".

 

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