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Condamnée mais candidate à l'élection présidentielle, Marine Le Pen lance sa campagne2min
Par Maritima 08/07/2026 à 11:21
Marine Le Pen, qui a joué son va-tout en décidant d'être candidate à l'élection présidentielle en France malgré sa condamnation en appel, lance mercredi sa campagne, faisant fi des critiques de ses adversaires et du risque que son pari judiciaire osé échoue.
La cheffe de file du Rassemblement national (RN, extrême droite) est attendue dans la matinée pour une déambulation sur le marché de La Flèche (centre), une commune dirigée depuis mars par son parti.
Elle sera accompagnée de Jordan Bardella, qui devait la remplacer en cas d'empêchement et sera son Premier ministre si elle remporte l'élection présidentielle de 2027.
Mardi, Mme Le Pen a bouleversé le cours de la campagne en annonçant sa candidature à l'Élysée, quelques heures après l'arrêt de la cour d'appel de Paris confirmant sa condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
La réduction de son inéligibilité à 45 mois, dont 30 avec sursis, lui permet de se porter candidate. Elle a aussi été condamnée à trois ans d'emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique, mais a assuré qu'elle mènerait campagne "sans" en se pourvoyant en cassation, car cet ultime recours suspend l'exécution de sa peine.
Son choix, risqué, a déclenché d'intenses et complexes débats juridiques. Et repose sur une stratégie consistant à jouer la montre, en misant sur les importants délais des procédures judiciaires.
En se lançant malgré sa condamnation, Marine Le Pen, qui avait réclamé par le passé une inéligibilité "à vie" des politiques condamnés pour de tels faits, s'expose aux critiques de ses adversaires.
Il est difficile de prévoir, pour l'heure, la réception que lui feront les électeurs.
Il peut y avoir un "effet de confortation du socle" car "ses sympathisants vont se dire: +quelle détermination+", a affirmé à l'AFP le sondeur Brice Teinturier (Ipsos-BVA). Mais "je crois que les affaires abîment toujours", a-t-il ajouté.
La cour d'appel a déclaré mardi Marine Le Pen, le Rassemblement national et dix autres personnes coupables de la mise en place d'une "organisation" pour salarier au titre d'assistants parlementaires d'eurodéputés des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti.
Sur les contrats litigieux d'assistants parlementaires dont elle était saisie, la cour d'appel a chiffré le préjudice total du Parlement européen à 2,8 millions d'euros entre 2004 et 2016.
© Agence France-Presse
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