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Attentat raciste de Trappes : Lecornu dénonce les "mots qui finissent par armer ceux qui passent à l'acte"1min
Par Maritima 27/10/2026 à 15:36
Sébastien Lecornu a dénoncé mardi devant l'Assemblée nationale "des mots qui finissent par armer" et des "gens" qui "passent à l'acte", après l'attentat raciste de Trappes (Yvelines) vendredi qui a fait un mort et cinq blessés.
"Il y a des gens qui portent des discours et des mots qui finissent par armer d'autres qui, eux, passent à l'acte. Je fais mienne complètement cette phrase (du maire de Trappes Ali Rabeh, présent dans l'enceinte de l'Assemblée, NDLR) et ça nous rappelle donc aussi qu'il faut lutter de la manière la plus claire qui soit devant toute forme de recours à la violence, devant toute forme de racisme, devant toute forme d'antisémitisme, devant toute forme de discrimination, d'homophobie", a déclaré le Premier ministre, interrogé par la présidente du groupe écologiste Cyrielle Chatelain.
Lecornu accuse la gauche de "recel politicien" et de "faire le jeu du RN"
Sébastien Lecornu, a accusé mardi la gauche de "recel politicien" après l'attentat raciste de Trappes et de "faire le jeu du Rassemblement national" après que les députés socialistes et écologistes ont quitté l'hémicycle lors des questions au gouvernement.
Les élus de ces deux groupes sont sortis en bloc au moment où le nouveau président du groupe RN, Sébastien Chenu, interrogeait le Premier ministre. "En croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement national", a ensuite réagi le chef du gouvernement, dénonçant un "spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle (et) le recel politicien".
Une minute de silence observée à l'Assemblée
Les députés ont observé mardi une minute de silence à l'Assemblée nationale en hommage aux victimes de l'attentat raciste de Trappes et de La Verrière dans les Yvelines, qui a fait un mort et cinq blessés vendredi.
"Le racisme tue, la haine de l'autre tue", a déclaré la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, appelant à retrouver "le chemin de l'unité, du dialogue et de l'apaisement". Elle a rendu hommage à la victime décédée, un jeune homme de 26 ans, espoir des arts martiaux mixtes, dont "la haine raciste lui a volé cet avenir". Tous les députés présents se sont levés dès le début de l'allocution de Mme Braun-Pivet et le maire de Trappes, Ali Rabeh, assistait à l'hommage depuis les tribunes.
avec AFP
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