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Municipales 2026 à Istres: "Continuer à développer notre ville ou décliner", François Bernardini fixe le cap 4min
Par Maritima 09/03/2026 à 12:05
Invité ce matin au micro de Didier Gesualdi sur Maritima, François Bernardini, maire sortant et candidat à un quatrième mandat à Istres, a défendu avec pugnacité son bilan et sa vision pour la ville. À la tête de la liste "Nous sommes Istres !", il a répondu sans détour à ses opposants sur les questions d'urbanisme, de développement économique et a glissé un tacle appuyé au candidat du Rassemblement National.
Pour François Bernardini, l'élection municipale de mars 2026 représente avant tout « la croisée des chemins ». Interrogé sur les motivations de sa candidature pour un quatrième mandat, l'édile sortant se positionne comme « l'homme de la situation », porteur d'une question existentielle pour l'avenir de la commune : « Est-ce que nous voulons continuer à développer nos atouts ? Est-ce que nous voulons continuer à développer notre ville ? Ou au contraire, on veut stagner et décliner ? C'est un choix très simple. »
S'il assure avoir des programmes et des projets précis, il les qualifie de « secondaires » face à cet enjeu fondamental : « Ils s'inscrivent dans un esprit, l'esprit qui est le développement de notre ville. »
Logement et "bétonisation" : la réponse cash aux opposants
L'un des axes majeurs de l'interview fut la réponse aux critiques de l'opposition qui l'accusent de « bétonisation ». Fidèle à son franc-parler, François Bernardini n'a pas mâché ses mots : « Je n'ai pas l'impression que tous ces gens qui parlent de bétonisation habitent dans des cabanes en bois. »
Pour le maire sortant, la construction de logements est une réponse directe à une « réalité incommensurable » et à l'attractivité d'Istres. Il met d'ailleurs ses détracteurs au défi : « Il n'y a aucun bâtiment construit qui vous présente un appartement vide. La réalité est logique, les gens attendent et les gens peuvent espérer. »
Il justifie ce besoin de logements par deux facteurs sociétaux et économiques incontournables :
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La demande locale : « Savoir ce dont a besoin la population. Aujourd'hui, j'ai entre 1100 et 1200 demandes d'emploi émanant uniquement d'Istréens. »
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L'évolution des cellules familiales : « Le problème de la famille, famille conjugale qui est souvent explosée, et qui souvent, se fait un projet à travers les nécessités. »
L'industrie et l'aéronautique comme moteurs de croissance
François Bernardini a fermement défendu son ambition économique, balayant l'idée d'un simple "développement" pour dénoncer ceux qui disent « non, on arrête tout ». Pour lui, le développement de la ville est intrinsèquement lié aux opportunités offertes par « l'écosystème qui vous entoure », citant la zone de Fos et surtout le Pôle aéronautique d'Istres.
Il a notamment salué les succès industriels qui dynamisent le bassin de l'emploi istréen :
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L'arrivée de Sabena pour la maintenance des avions (obtenue « grâce à la municipalité, grâce effectivement au travail que nous avons mené avec la métropole et avec la région »).
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Les futurs bombardiers d'eau qui vont s'installer à Istres.
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L'implantation de Thales, qui va « construire ses satellites » sur le territoire.
« On a effectivement un besoin de construction intimement lié à notre développement », a-t-il conclu sur ce point.
L'esprit "Nous sommes Istres !"
Interrogé sur le nom de sa liste de rassemblement, "Nous sommes Istres !", le candidat sortant a voulu jouer la carte de l'humilité et du collectif. « Je suis Istres parce que je suis un membre tout à fait comme les autres de "Nous sommes Istres". J'ai l'humilité de me retrouver dans une équipe qui a effectivement des valeurs prédominantes. »
Une pique cinglante au candidat du Rassemblement National
La fin de l'interview a été marquée par une attaque frontale envers son concurrent du Rassemblement National, fustigeant une candidature déconnectée du terrain local. « Le candidat est, sans l'offenser... quelqu'un qui ne va manifestement pas soulever les foules », a ironisé François Bernardini.
Il dénonce une campagne hors-sol : « Ses attaques sont médiocres, elles reprennent les poncifs nationaux et bien sûr les affiches qui vont avec, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Son arrivée récente à Istres montre que sa méconnaissance est naturelle et qui devrait l'amener à un peu plus d'humilité sur ses critiques. »
Certain que « les Istréens ne sont pas dupes », le maire sortant a terminé son intervention par une ultime flèche adressée à son adversaire : « La seule question qu'on peut lui poser c'est : "combien de temps resterez-vous ici ?" »
Les électeurs istréens sont appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour le premier tour de ces élections municipales.
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