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Municipales 2026 à Marseille : Renaud Muselier dénonce un "syndrome de Stockholm" et étrille le RN sur Maritima

3min

Par Maritima 01/02/2026 à 13:00

Invité de l'émission "Rue de la République" (Maritima / La Marseillaise), Renaud Muselier, président de la Région Sud et soutien de la première heure de Martine Vassal, a balayé l'actualité politique avec une virulence assumée. Entre sondages contestés, "vol" de symboles gaullistes par le RN et critiques acerbes contre Benoît Payan, l'élu régional lance la bataille des municipales.

Le "match" n’a pas encore commencé, mais les coups pleuvent déjà. Pour Renaud Muselier, l'actuelle ambiance pré-électorale à Marseille est trompeuse. Interrogé par Didier Gesualdi et Léo Purguette sur les récents sondages plaçant Martine Vassal en difficulté, le président de Région se veut serein, fort de son "flair de chien truffier".

 

Sondages : "Le match commencera après le chaos national"

Face aux chiffres, Renaud Muselier invoque l'histoire et son propre parcours : "Le lundi qui précédait mon élection [aux Régionales], on m’avait mis à 14 points de retard. Je suis arrivé avec 4 points de retard au premier tour et j’ai gagné." Pour lui, les Marseillais ne sont pas encore "dans le match", l'attention étant captée par le contexte parlementaire national.

Toutefois, il note une réalité : Marseille se dirige vers une quadrangulaire (Benoît Payan, Franck Allisio, Martine Vassal et Sébastien Delogu). "Dans les sondages, il sort une quadrangulaire au premier tour. C’est ça l’histoire", martèle-t-il.

 

La charge du "Syndrome de Stockholm"

L'un des moments forts de l'entretien réside dans l'utilisation par Renaud Muselier de la métaphore du "syndrome de Stockholm" pour qualifier le soutien à la majorité actuelle.

"Le syndrome de Stockholm, c'est quand vous aimez quelqu'un qui vous martyrise. Je pense que la ville est martyrisée", lâche l'élu. Il vise directement le passage de relais entre Michèle Rubirola et Benoît Payan : "Madame Rubirola nous expliquait qu’elle était malade, qu’elle ne pouvait plus venir, elle a laissé la place à Monsieur Payan et aujourd’hui elle demande à être sur sa liste… ce n’est pas un syndrome de Stockholm, ça ?"

Il étend cette critique à Amine Kessaci (candidat écologiste allié à Benoît Payan), rappelant le drame familial lié au narcotrafic ayant touché le jeune militant : "Monsieur Kessaci nous dit que Monsieur Payan est un excellent maire… l’assassinat de ses deux pauvres frères, ce n’est pas sous l’ère de Monsieur Gaudin que ça s’est passé."

 

Frontal face au RN : "Ils ont piqué la Croix de Lorraine"

Ancien secrétaire général du RPR, Renaud Muselier ne décolère pas face à l'utilisation de symboles gaullistes par le candidat du Rassemblement National, Franck Allisio.

"La Croix de Lorraine, c’est mon grand-père qui l’a donnée à la France Libre. Je n’aurais jamais pensé une seconde que mon ancienne famille politique n’ait pas déposé ça", s'insurge-t-il. "Il a essayé de piquer la marque RPR, il a piqué la Croix de Lorraine qui est le symbole contre la croix nazie. Ça me retourne le sang et je me bats."

Pour Muselier, le programme du RN pour Marseille relève du "ridicule", citant notamment les propositions sur la gestion des plages : "Le RN veut fermer les plages et les laisser qu'aux vieux ? C'est quoi l'histoire ?"

 

"Ceux qui sont collés au National seront plombés"

Renaud Muselier l'affirme : la clé du scrutin sera locale. Selon lui, les candidats trop identifiés aux querelles de l'Assemblée nationale en pâtiront. "Tous ceux qui sont collés dans le national, ils sont plombés par le national. Sans exception", analyse-t-il, citant l'exemple de Toulon où la majorité s'effrite.

Il conclut en défendant son bilan régional comme modèle de stabilité : "J'ai 14 composantes politiques dans ma majorité, on a un contrat moral. On construit, on bâtit, on a une vision." Une vision qu'il entend bien mettre au service de Martine Vassal pour "reprendre Marseille" au Printemps Marseillais.

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