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Municipales 2026 à Marseille : pour Benoît Payan, "Marseille est l’inverse de tout ce que prône le Rassemblement National"

3min

Par Maritima 01/03/2026 à 13:00

Invité ce dimanche de l'émission "Rue de la République" (Maritima / La Marseillaise), Benoît Payan poursuit sa campagne pour les municipales de mars 2026. Entre défense de son bilan, attaques contre la droite et mise en garde contre l'extrême droite, le maire de Marseille a dévoilé une liste profondément renouvelée et un programme placé sous le signe de la "justice sociale".

C’est un Benoît Payan en mode offensif qui s'est présenté au micro de Didier Gesualdi et Léo Purguette. Alors que les listes ont été déposées, le maire sortant revendique un "Printemps Marseillais" qui ne cesse de s'élargir : "Pour nous, ce qui était important, c’était d’avoir un conseil municipal à l’image de la ville. C’est une ville qui a souffert d’une forme d’uniformité. Marseille mérite une représentation qui lui ressemble."

Avec près de 50 % de nouveaux entrants et une forte présence de jeunes issus de quartiers divers, Benoît Payan veut incarner le rassemblement face à ce qu'il qualifie de "danger historique".

 

"Le Rassemblement National peut gagner la ville"

L'ombre du RN a plané sur tout l'entretien. Pour le maire de Marseille, l'enjeu du scrutin de 2026 dépasse les simples frontières locales : "C'est la première fois dans l'histoire qu'on joue l'avenir de la ville parce qu'elle peut tomber dans les mains du Rassemblement National. Notre âme est l'inverse de ce que porte le RN. Nous ne sommes pas un village gaulois, nous descendons tous de gens qui viennent d'ailleurs."

Il n'a pas ménagé ses adversaires, pointant du doigt les ambiguïtés de la droite républicaine, citant la polémique autour de Martine Vassal et la reprise d'un slogan pétainiste : "Comment quelqu'un qui se dit gaulliste peut reprendre la devise 'Travail, Famille, Patrie' ? On a un vrai sujet quand la droite républicaine surfe sur les peurs et reprend les mots de l'extrême droite."

 

Narcotrafic : "Il faut couper la tête de la pieuvre"

Symbole fort de sa liste, la présence d'Amine Kessaci en troisième position. Benoît Payan a rendu un hommage vibrant au courage du jeune militant dont la famille a été décimée par le narcotrafic : "Amine symbolise quelque chose. Il a perdu son grand frère, puis son petit frère a été assassiné parce qu'il était son petit frère. Ces criminels ont voulu le faire taire, nous faire peur. Amine s'est relevé pour dire : nous vous mènerons la guerre."

Pour le maire, la lutte doit changer d'échelle : "Ce qui m'intéresse, ce n'est pas de couper les tentacules, c'est de couper la tête. Il nous faut des magistrats spécialisés, une police financière pour remonter les filières de blanchiment. Ces gens n'ont que l'argent dans la tête, il faut taper là où ça fait mal."

 

Sécurité et Proximité : 1600 policiers municipaux d'ici la fin du mandat

Accusé par l'opposition d'avoir un bilan fragile sur la sécurité, Benoît Payan a rappelé ses engagements chiffrés. S'il réclame toujours plus de moyens à l'État, il assume sa part :

  • Effectifs : atteindre 1600 policiers municipaux d'ici la fin du second mandat.

  • Infrastructures : création d'un commissariat municipal dans chaque arrondissement.

  • Bilan : "En un mandat, on a embauché autant de policiers que Marseille en 50 ans."

 

Pouvoir d'achat : le tunnel Prado-Carénage à 1 euro ?

Sur le terrain social, le candidat Payan a lancé une proposition qui risque de faire du bruit : la baisse drastique du prix du tunnel Prado-Carénage. "Aujourd'hui, c'est entre 6,30€ et 6,40€. Des Marseillais paient 200€ par mois pour aller travailler. Je vais me battre pour un passage à 1 euro. On me dit que ce n'est pas faisable ? On m'avait dit la même chose pour le milliard d'euros dans les écoles, on en a mis 1,4 milliard. La volonté politique dépasse tout."

Enfin, il a réaffirmé sa priorité pour l'éducation en citant l'exemple de l'école Belzunce où la gratuité des petits-déjeuners a radicalement amélioré le comportement et les résultats scolaires des enfants. "Passer d'une école à 15 000 enfants, c'est financable. C'est ça, la République."

 

 

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