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Municipales 2026 : "Le pouvoir d’achat a pris le dessus sur la sécurité", analyse Léo Purguette (La Marseillaise) sur Maritima3min
Par Maritima 13/03/2026 à 14:36
À quelques heures du premier tour des élections municipales (15 mars), Léo Purguette, directeur de la publication de La Marseillaise, était l'invité de Maritima ce matin. Entre la "tri-polarisation" du département, les stratégies de la gauche à Marseille et le basculement des thématiques de campagne, il livre son regard sur un scrutin aux enjeux exceptionnels.
C’est la dernière ligne droite. Dans deux jours, les électeurs des Bouches-du-Rhône désigneront leurs maires pour les sept prochaines années. Un mandat rallongé d'un an en raison d'un "embouteillage d’élections", ce qui renforce l'importance du vote. Pour Léo Purguette, le paysage politique local est marqué par une "tri-polarisation de la vie politique" très nette.
Trois blocs et une droite "prise en tenaille"
L'analyse du département révèle trois forces majeures : l'extrême droite, la droite classique et la gauche. "La droite, qui était jusqu'alors très forte dans notre département, semble pâtir de cette montée de l'extrême droite", explique Léo Purguette au micro de Didier Gesualdi.
Le Rassemblement National, qui a axé sa campagne sur des figures nationales comme Jordan Bardella et Marine Le Pen, mise sur un "rejet de la politique nationale menée par Emmanuel Macron" plutôt que sur des programmes locaux. À l'inverse, la gauche s'est rassemblée dans une soixantaine de communes autour du PS, du PCF et des Écologistes, tout en restant "souvent concurrencée par des listes insoumises".
Pouvoir d'achat : le tournant de la campagne
Si la sécurité occupait le devant de la scène en début de campagne, la réalité économique a repris ses droits. Pour le patron de La Marseillaise, l'explosion des prix du carburant et les conflits internationaux ont déplacé les préoccupations des Bucco-Rhodaniens. "On a eu un début de campagne où il était beaucoup question de sécurité, et une fin de campagne où il est de plus en plus question de pouvoir d'achat et de communes qui protègent. Cela pourrait permettre au bloc de gauche de réaliser des performances meilleures qu'initialement prévu."
Marseille : la "tambouille" qui divise la gauche
Le cas marseillais reste au centre de toutes les attentions. Jean-Luc Mélenchon a récemment évoqué des "fusions techniques" pour le second tour, une stratégie qui laisse Léo Purguette sceptique.
"C'est quelque chose d'un peu curieux : on fusionne des listes mais les Insoumis seront quand même dans l'opposition. Cette piste est largement écartée par les autres forces de gauche qui y voient une forme d'incohérence et un peu de 'tambouille' politicienne", souligne-t-il.
L'appel à la participation citoyenne
Au-delà des étiquettes, l'enjeu majeur de ce dimanche reste l'abstention. Léo Purguette rappelle que les municipales sont le scrutin de la proximité par excellence, touchant à la gestion des services publics, l’aménagement des quartiers ou la vie associative. "Sans participation citoyenne, il n'y a pas de démocratie qui vaille", martèle-t-il.
Pour accompagner les électeurs, La Marseillaise publie ce vendredi un dossier spécial sur les raisons de voter, suivi ce week-end d'un panorama complet des enjeux dans chaque territoire de la région.
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