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Municipales 2026 à Marseille : "La gauche doit fusionner pour éviter le RN", Hendrik Davi tire la sonnette d'alarme sur Maritima3min
Par Maritima 16/03/2026 à 08:20
Au lendemain d'un premier tour sous haute tension à Marseille, où Benoît Payan et le Rassemblement National se tiennent dans un mouchoir de poche, Hendrik Davi était l'invité de Maritima ce matin. Le député du groupe Écologiste et Social appelle solennellement à l'union des listes de gauche pour faire barrage à l'extrême droite, fustigeant au passage les divisions actuelles.
Le verdict des urnes est tombé, et pour Hendrik Davi, le constat est double : une gauche qui résiste, mais une menace de l'extrême droite plus concrète que jamais. Avec 36,7 % pour le maire sortant Benoît Payan et 35 % pour Franck Allisio (RN), l'écart de seulement 1,7 point place la cité phocéenne dans une situation critique. "On a une gauche qui résiste puisqu’elle est en tête dans les trois grandes villes, Marseille, Paris et Lyon, mais on voit aussi qu'elle est divisée et qu'il y a une menace de l'extrême droite à Marseille", analyse Hendrik Davi au micro de Didier Gesualdi.
Davi critique la stratégie de Delogu et Payan
Le point de friction majeur reste la fusion des listes entre le Printemps Marseillais et celle menée par Sébastien Delogu (LFI), crédité d'environ 12 %. Interrogé sur la fin de non-recevoir opposée par Benoît Payan à une fusion avec les Insoumis, le député marseillais n'a pas caché son inquiétude. "Je pense que ce n’est pas responsable de sa part. J’étais prêt à m’engager pour soutenir la liste de Benoît Payan qui s’engageait dans la fusion parce que j’avais anticipé ce scénario : la LFI pouvant se maintenir et le RN étant très haut."
Pour Hendrik Davi, l'heure n'est plus aux rancœurs de campagne, même s'il reconnaît la virulence des échanges passés : "On ne mène pas la campagne qu'on a menée quand on veut fusionner, je suis bien d’accord... mais à la fin, pour éviter que les Marseillais se retrouvent avec la gueule de bois et un maire d’extrême droite, il faut fusionner."
Le spectre d'une "quadrangulaire" à haut risque
Le député prévient : maintenir plusieurs listes de gauche au second tour reviendrait à "jouer à la roulette russe" avec l'avenir de la ville. Il pointe notamment le risque dans les secteurs clés comme le 13/14, où la mairie pourrait basculer. "Le plus dramatique, c’est évidemment Marseille puisque c’est face au Rassemblement National. On ne sait pas ce que vont faire les électeurs de Martine Vassal, s’ils vont voter utile dans un sens ou dans l’autre. Avec 1,7 point d’écart entre Payan et Allisio, une quadrangulaire est à haut risque."
Appel à la manifestation ce soir
Face au blocage des négociations entre les différents états-majors politiques, Hendrik Davi mise sur la pression citoyenne. Il a relayé l'appel au rassemblement organisé par le collectif "Faisons Front Commun" prévu ce lundi soir à 18h devant l'Hôtel de Ville.
"Il faut pousser les différents protagonistes à s’accorder. C’est une des leçons nationales : la gauche, quand elle est divisée, elle ne peut pas l’emporter facilement", conclut-il, espérant qu'un accord de fusion totale, des Écologistes aux Insoumis jusqu'au Parti Socialiste, soit trouvé avant le dépôt des listes mardi à 18h.
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