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Politique
Sénatoriales 2026 dans les Bouches-du-Rhône : Renaud Muselier élu sénateur, démissionne de la Région Sud et passe le relais5min
Par Rémy Reponty28/09/2026 à 18:21
Renaud Muselier, élu ce dimanche sénateur des Bouches-du-Rhône, a quitté la présidence de la Région Sud en signant sa lettre de démission le soir même. C'est Christian Estrosi, son premier vice-président et président délégué qui assura l'intérim jusqu'à l'élection d'un nouveau président dans deux semaines. Renaud Muselier s'est exprimé ce lundi matin sur cette page qui se tourne pour lui avec beaucoup d'émotion.
Au lendemain d’un scrutin sénatorial sous haute tension dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier a officialisé ce lundi 28 septembre sa démission de la présidence de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Élu de justesse au Palais du Luxembourg, le patron de la Région Sud dresse un constat lucide sur la poussée du RN et prépare sa succession avec la candidature de François de Canson.
Un chapitre politique majeur se tourne en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce lundi 28 septembre 2026, au lendemain des élections sénatoriales, Renaud Muselier (Renaissance) a annoncé sa démission officielle de la présidence du Conseil régional. Une décision obligatoire pour respecter les règles sur le non-cumul des mandats, à la suite de son accession au Sénat sous les couleurs du rassemblement de la majorité.
À la tête de la collectivité régionale depuis mai 2017, l'ancien ténor des Républicains devenu figure clé de la macronie dans le Sud entame une nouvelle étape de sa carrière politique à Paris. Mais le cœur reste ancré sur le territoire : "Hier à 20 heures, j'ai signé ma lettre de démission en tant que président de région", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse.
L'interview de Renaud Muselier, Sénateur des Bouches-du-Rhône (Renaissance), dans cette vidéo.
(Interview, images et montage : Rémy Reponty pour Maritima Médias.)
« Un résultat pas du tout à la hauteur » : le couperet des sénatoriales dans le 13
Dans les Bouches-du-Rhône, le scrutin sénatorial du dimanche 27 septembre a réservé un scénario particulièrement disputé et amer pour les équipes de la majorité. Sur les 8 sièges attribués au département :
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La gauche tire son épingle du jeu en engrangeant 3 sièges.
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Le Rassemblement National (RN) et ses alliés (UDR) décrochent 2 sièges.
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La liste conduite par la majorité et Renaud Muselier obtient 2 sièges.
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Une candidate de droite dissidente (soutenue à titre personnel par Bruno Retailleau) s'empare du dernier siège.
Sans langue de bois, le nouveau parlementaire a reconnu "un résultat pas du tout à la hauteur de ce qu'on pouvait espérer". Pour Renaud Muselier, c'est l'éparpillement des voix de la droite et du centre qui a lourdement pénalisé son camp.
Cette dynamique s'est d'ailleurs vérifiée sur l'ensemble de la façade méditerranéenne : le RN et ses alliés envoient 2 sénateurs dans chacun des départements côtiers (Bouches-du-Rhône, Var et Alpes-Maritimes) ainsi qu'un sénateur dans le Vaucluse. Une percée nette de l'extrême droite facilitée par les divisions des partis traditionnels.
Démission de la Région Sud : François de Canson grand favori pour la succession
Conséquence directe de cette élection au Sénat, l'exécutif régional doit être renouvelé. Une séance plénière extraordinaire du Conseil régional est convoquée pour le lundi 12 octobre 2026 afin d'élire le nouveau président ainsi que l'ensemble du bureau exécutif.
D'ici cette échéance, l'intérim est confié de droit au premier vice-président de la Région, Christian Estrosi, maire d'Horizons de Nice. Mais le président sortant a déjà fait connaître son choix pour lui succéder durablement : François de Canson, maire de La Londe-les-Maures (Var), également ex-LR et actuel vice-président.
"Il a démontré au fil du temps sa capacité à piloter cette magnifique institution", a affirmé Renaud Muselier. François de Canson aborde ce scrutin avec le statut de grand favori, la droite et le centre détenant une majorité confortable face à l'unique groupe d'opposition RN (la gauche ne comptant aucun conseiller régional suite à son désistement républicain lors du scrutin de 2021).
Un rôle de « conseiller régional spécial » gardé sur mesure
Que les Provençaux se rassurent : Renaud Muselier ne prend pas définitivement le TGV pour Paris en tirant un trait sur la Région Sud. L'ancien président entend conserver un ancrage local fort au sein de l'hémicycle régional en devenant « conseiller régional spécial ».
Dans ce nouveau rôle sur mesure, il conservera des dossiers stratégiques pour l'avenir de la collectivité :
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Le pôle européen : piloter la gestion et la redistribution des subventions communautaires.
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Les affaires départementales : veiller attentivement aux intérêts et projets des Bouches-du-Rhône.
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Les Jeux Olympiques d'hiver Alpes 2030 : suivre la préparation de l'événement.
Une nouvelle étape commence ainsi pour l'homme politique marseillais, désormais voix du territoire au Sénat tout en restant l'un des piliers influents de l'institution régionale.
Vos questions les plus fréquentes
Quand aura lieu l'élection du nouveau président de la Région Sud ?
L'élection du nouveau président de région et de l'exécutif se tiendra lors d'une séance plénière le 12 octobre 2026.
Qui assure l'intérim à la tête du Conseil régional Paca ?
C'est Christian Estrosi, premier vice-président de la Région et maire de Nice, qui assure l'intérim jusqu'au scrutin du 12 octobre.
Combien de sénateurs ont été élus dans les Bouches-du-Rhône en 2026 ?
Au total, 8 sièges étaient à pourvoir dans le département : 3 pour la gauche, 2 pour la liste de la majorité (avec Renaud Muselier), 2 pour le RN/UDR et 1 pour une candidate de droite dissidente.
(Avec AFP.)
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