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Les maires ont la parole : Gaby Charroux (Martigues) défend son "bouclier martégal" et tacle la Métropole sur la propreté3min
Par Maritima 26/01/2026 à 13:00
Dans le cadre de sa série d’entretiens consacrée aux maires du territoire, Maritima reçoit Gaby Charroux. À l’aube des municipales de 2026, le maire de Martigues dresse le bilan d’un mandat « passionnant mais exigeant », marqué par les crises, la rénovation de l'hôpital et un bras de fer avec la Métropole sur la gestion des déchets. Son mot d'ordre pour l'avenir : « La stabilité, pas l’aventure. »
C’est un mandat qui a commencé dans la tempête. Élu le 15 mars 2020, confiné le 17. Gaby Charroux n’a rien oublié de ce début de mandat inédit qui a obligé la municipalité à déployer d'urgence un « bouclier martégal » pour protéger ses concitoyens. Au micro de Didier Gesualdi, l’édile martégal fait aujourd'hui les comptes : « 95% de ce qui était annoncé a été réalisé, et même au-delà », citant notamment l'extension du Jardin de Ferrières, non prévue au programme initial.
Pouvoir d'achat : 0% d'augmentation d'impôts malgré les "ponctions" de l'État
Dans un contexte où de nombreuses villes ont dû relever leur fiscalité, Gaby Charroux revendique une stabilité financière pour ses administrés.
« Nous n'avons pas augmenté les impôts. Notre impôt foncier demeure parmi les plus bas du département », insiste-t-il, un atout majeur pour le pouvoir d’achat local. Pourtant, la ville n'a pas été épargnée par les ponctions de l'État, comme le fameux dispositif de lissage qui a coûté 2 millions d’euros à la commune.
Un hôpital à 60 millions d'euros et l'enjeu du logement
C’était le gros dossier du mandat. L'hôpital de Martigues, âgé de 52 ans et « resté dans son jus initial », va connaître une transformation majeure. Gaby Charroux annonce avoir bouclé le financement d'un projet de 60 millions d'euros, financé à plus de 50% par l'État. « Il y avait un besoin de locaux adaptés, de technologies nouvelles, et de locaux qualifiés pour attirer les médecins et chirurgiens », se félicite le maire.
Côté urbanisme, Martigues poursuit son développement. Face à l'arrivée de nouvelles industries décarbonées, la ville doit construire « 220 à 250 logements par an ». Gaby Charroux réaffirme sa volonté de favoriser le "parcours résidentiel" (l'accession à la propriété) sans pour autant bétonner la ville : « Les espaces naturels et le littoral, nous continuons à les protéger. On ne touche pas à cet équilibre. »
Propreté : le coup de gueule contre la Métropole
Si Martigues brille par ses projets, un sujet agace particulièrement les habitants et leur maire : la collecte des déchets. Gaby Charroux pointe directement la responsabilité de la Métropole Aix-Marseille-Provence. « Si vous allez partout dans la ville à 10h du matin, la ville est très propre. Mais comme la collecte se fait de manière erratique, les bennes en panne ne sont pas réparées... Je demande que la responsabilité opérationnelle soit prise en proximité par les maires»
2026 : Lla liste est prête
Alors que la campagne du porte-à-porte a déjà démarré, Gaby Charroux confirme que sa liste pour 2026 est bouclée. Le projet complet sera présenté le 5 février. Pour l'avenir, le maire sortant a un message clair pour les Martégaux : « Je souhaite à tout le monde la stabilité et la paix, et pas l'aventure. »
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