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Municipales 2026 à Martigues : Jean-Luc Di Maria “droit dans [ses] bottes” avant le premier tour

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Par Joey Temple12/03/2026 à 07:00

Jean-Luc Di Maria organisait son dernier rendez-vous de campagne ce mercredi 11 mars dans un bar à Martigues. Un moment convivial organisé par le candidat divers droite pour remercier ses soutiens. Maritima en a profité pour le questionner sur les possibles alliances avant le second tour.

Sur le cours, en plein cœur de Martigues, c’est dans un bar que Jean-Luc Di Maria a fixé le rendez-vous. L’objectif de la soirée : remercier ceux qui se sont démenés pendant la campagne pour que le nom du candidat divers droite inonde les rues de la Venise provençale.

A moins d’une semaine du premier tour, l’étau se resserre pour tous les candidats. Dimanche 15 mars au soir, une fois les résultats connus, il faudra décider de la stratégie à adopter : s’allier, fusionner, faire des compromis ou rester seul jusqu’au bout ? “Mais vous êtes impatients, vous êtes comme les enfants”, sourit Jean-Luc Di Maria, ennuyé d’être questionné sur le sujet.

 

Droit dans ses bottes ou retournement de veste ?

 

Il faut dire que le flou entretenu par l’encarté LR attise la curiosité. En 2020, lors de la dernière campagne municipale, déjà candidat, “JLDM” avait pris position. “Je dis bien que jamais je n'accepterai aucun rapprochement avec le Rassemblement national”, scandait-il sous les applaudissements de ses soutiens. Une déclaration jugée “obsolète” par le même Jean-Luc Di Maria six ans plus tard.

 

 

On vieillit, on grandit, on prend des rides et des cheveux blancs”, lâche-t-il en laissant sous-entendre que sa vision n’est plus la même qu’à l’époque. Faut-il comprendre qu’il a changé de position ? “Jamais. Droit dans mes bottes”, se justifie-t-il.

Mais qu’en pensent les autres membres de la liste ”Un Avenir pour Martigues” ? Faut-il fermer la porte à un rapprochement avec la liste RN d’Emmanuel Fouquart au second tour ? “Pour moi, le positionnement est simple. Pour les municipales, ce n'est pas la même chose que pour les élections législatives ou présidentielles. On vote pour un homme. Et ça doit être un homme de terrain, un homme qui a vécu à Martigues, qui a entrepris à Martigues, qui peut représenter la population locale”, répond la colistière Christelle Ciantar devant le bar.

 

Le cordon sanitaire, c'est terminé 

 

Mais où faudra-t-il aller chercher les voix pour que “cet homme” soit élu ? “Strictement aucun” positionnement sur la question, admet Caroline Morales, autre colistière présente. “J'attends le résultat de dimanche et on en parlera après”, précise–t-elle en soulignant n’avoir “aucune” barrière.

Il faudra donc patienter jusqu’au 15 mars au soir pour connaître la véritable stratégie de l’équipe de Jean-Luc Di Maria. En attendant, une chose est certaine : le cordon sanitaire brandi en 2020 semble désormais bien loin.

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