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Municipales 2026 à Martigues : "On ne se ressemble pas", Jean-Luc Di Maria explique pourquoi il refuse l'alliance avec le RN3min
Par Maritima 18/03/2026 à 16:36
Arrivé en troisième position au premier tour avec 25,34 % des voix, Jean-Luc Di Maria (Divers Droite) repart au combat pour le second tour. Invité ce midi sur Maritima, le candidat a analysé son score, justifié son refus d’alliance avec le Rassemblement National et évoqué le projet d’un lieu de culte musulman "digne" à Martigues.
Le paysage politique martégal est en pleine ébullition. Si le maire sortant Gaby Charroux (PCF) est arrivé en tête dimanche soir avec 35,72 %, Jean-Luc Di Maria y voit un signal de fin de règne. "Rappelons qu’en 2020, il en a fait 60 % au premier tour. C’est un désaveu complet de tous les Martégaux. Si on fait le cumul, 65 % des électeurs ne souhaitent plus avoir Gaby Charroux à la tête de notre ville", a-t-il martelé au micro de Manuel Danloy.
Pas d’alliance avec le RN : "On ne se ressemble pas des masses"
Malgré sa troisième place, Jean-Luc Di Maria refuse de céder aux sirènes du Rassemblement National (28 %) pour faire basculer la ville. Une décision mûrement réfléchie après une analyse des chiffres : "Nous avons un projet, nous avons une équipe, nous avons des compétences. Pour faire quoi avec le RN ? On ne se ressemble pas des masses. Leurs électeurs savent que le RN ne fera rien pour Martigues. Le projet sécuritaire, nous avons le même, mais quel est le reste de leur programme ?"
Le candidat de droite se montre d'ailleurs très offensif sur ses chances de victoire : "Le gagnant, vous l’avez devant vous. Je vais aller à la pêche aux voix des électeurs qui ont voté RN au premier tour, car ils savent que nous sommes les seuls capables d’apporter une réelle ambition".
Un projet de lieu de culte musulman "digne"
L'entretien a également pris une tournure plus inattendue lorsque Jean-Luc Di Maria a évoqué la question religieuse, un sujet rarement abordé de front durant la campagne. Il a confirmé avoir distribué un prospectus mentionnant la nécessité d'un lieu de culte adapté pour la communauté musulmane.
"Le culte musulman a toute sa place à Martigues et doit avoir un lieu digne pour opérer sa religion", a-t-il affirmé, avant de tacler le maire sortant : "M. Charroux est à la rescousse pour faire la même chose, mais il le fait en cachette. Moi, je le dis clairement : ces gens ont besoin d'un lieu digne."
Relancé par Manuel Danloy sur une possible stratégie de "pêche aux voix" communautaire, le candidat a balayé l'argument : "Il n'y a pas de communauté musulmane, il y a des Martégaux. La communauté est grande à Martigues, et ce sont avant tout des citoyens."
"La roue tourne"
Faisant référence à l'histoire politique de la ville et à l'héritage de Paul Lombard, Jean-Luc Di Maria estime que le temps du changement est venu. "Rien n'est éternel en ce bas monde. La roue tourne, c’est comme ça", a-t-il glissé, assurant qu'il ne se retirera pas de la vie politique, quel que soit le résultat dimanche soir.
Le candidat donne rendez-vous à ses soutiens pour un dernier temps fort avant le scrutin : "Demain soir (jeudi), à la Salle du Grès, il y a un meeting où je vais retrouver les Martégaux. J'ai un dernier message : c'est la responsabilité de chacun et de chacune pour ce scrutin de dimanche."
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